«Où sont les espaces verts», s'est interrogé, non sans colère, le chef de l'Etat à l'adresse du ministre de l'Education nationale, Boubekeur Benbouzid, et du chef du projet, au moment de procéder à l'inauguration du nouveau lycée Hassiba Ben Bouali, dans la commune d'El Karimia.
Achevé en novembre 2005, et fonctionnel depuis décembre 2006, cet établissement ne dispose, en effet, guère d'espaces verts alentour, ce qui ne manquera pas de contrarier le chef de l'Etat qui a tenu à le faire savoir à qui de droit. L'on saura sur place que le ministre de l'Education avait relevé cette insuffisance, il y a quelques mois, mais rien n'y fit.
Mekioussa Chekir
Une cérémonie de présentation des guides d’informations pratiques consacrés à la destination Algérie a été présidée hier à l’hôtel Hilton (Alger) par Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme.
Il a indiqué dans une allocution que « le marketing, l’image et l’écrit constituent des éléments importants dans la promotion de l’image du pays », regrettant le « décalage » entre ce qui se fait dans le pays et certains médias étrangers qui continuent à véhiculer des images « archaïques et irrationnelles » sur l’Algérie. La promotion de la destination Algérie à travers la valorisation de ses potentialités, de ses atouts touristiques et de son image est l’un des axes prioritaires du schéma directeur d’aménagement touristique (SDAT). Ce document de référence préconise le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication et l’encouragement de l’émergence d’un marché de l’édition spécialisée dans la promotion de la destination Algérie pour faciliter son insertion dans les circuits commerciaux nationaux et internationaux. Les guides de tourisme sont utilisés traditionnellement pendant le voyage, d’où pour beaucoup une taille adaptable à la boîte à gants de l’automobile. Un certain nombre de guides ont une fonction préparatoire au voyage, ou encore une fonction de souvenir. Dans le cas de la préparation du voyage, on trouve notamment les ouvrages précis et rigoureux avec des informations factuelles à jour : ils servent à déterminer l’itinéraire, les visites projetées et servent aussi à budgétiser le voyage. Dans le deuxième cas (souvenir), on trouve des ouvrages comportant plus de rédactionnel destiné à compléter la connaissance du territoire découvert lors du voyage, une iconographie plus riche qui les range dans la catégorie des beaux livres illustrés. La plupart des éditeurs de guides touristiques amorcent en ce moment un virage vers les supports électroniques en ligne, tout en n’abandonnant pas le papier qui a pour lui d’être itinérant, quoique pesant, et qui présente de plus l’inconvénient majeur d’être obsolète quasiment dès sa parution, particulièrement pour les renseignements pratiques. Parmi les guides disponibles figurent Le guide de l’Algérie touristique réédité par le Touring Club d’Algérie (TCA), Le guide d’Algérie de l’ONAT, Le guide touristique d’Algérie de l’Office national du tourisme (ONT), Le guide d’Alger du Touring Club d’Algérie (TCA) et le Pocket guide villes d’Algérie de Ad Diwan. Le représentant de la maison d’édition Hachette a relevé que deux guides sur l’Algérie seront publiés en 2009, le premier sera Le routard d’Algérie qui couvre le marché francophone et le deuxième est un guide d’évasion (ex-guide visa) qui s’intéresse au patrimoine et aux richesses de l’Algérie. Le Petit Futé édition 2008 sera bientôt sur les étals. Après une parenthèse d’une dizaine d’années, un regain d’intérêt pour l’Algérie se fait sentir et les guides peuvent suggérer l’idée d’un futur voyage. La présentation de ces ouvrages fait suite à l’agrément, la semaine dernière, de 50 guides du tourisme par le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme.
La situation prévalant dans les différents secteurs de la wilaya n’incite guère à l’optimisme. Elle n’échappe pas aux membres de l’APW, dont la 2e session ordinaire s’est ouverte la semaine dernière. Son président, qui a fait en l’occurrence un tour d’horizon, en a dressé un constat peu reluisant.
Abordant le volet urbain avec ce qu’il comporte comme formules retenues pour pallier la crise du logement, ce responsable a mis en évidence, à ce propos, le faible taux de réalisation des projets implantés. Les autres secteurs-clés seraient dans un état de marasme tout aussi profond. C’est pourquoi, tout au long des interventions, le ton du discours demeurait empreint d’amertume certes, mais résolument volontariste pour relever les défis lancés en vue de sortir la wilaya de l’impasse. Un élu, prenant la parole après le directeur de la DSA, a dénoncé le massacre des terres agricoles sacrifiées au profit du béton. Un autre a exigé l’annulation pure et simple du projet de nouvelle ville qui a requis une assiette foncière de 55 ha implantée à Bouira sur les bonnes terres, mais le P/APW intervenant a fait savoir que ledit projet est ficelé et qu’il n’y a pas lieu de revenir dessus. De son côté, le DSA a mis en relief les efforts déployés à tous les niveaux pour mettre un frein aux différentes distractions opérées sur les bonnes terres à la faveur de l’instruction n°15, émanant de la chefferie du gouvernement qui précise pourtant que celles-ci doivent être faites sur les superficies incultes ou de faible rendement. Au plan urbain, le responsable du secteur, qui venait de lire son rapport sur le PDAU et le POS concernant les 45 communes de la wilaya en soulignant les différentes contraintes rencontrées (absence de documents cartographiques actualisés, rareté des bureaux d’études spécialisés, etc.) s’est attiré dans l’assemblée cette remarque acerbe que les instruments urbanistiques ainsi conçus péchaient tous par incompétence de la composante humaine, de précipitation et de sérieux. Il a appelé à un travail plus élaboré nécessitant une expertise plus en rapport avec l’importance des enjeux recensés (socioéconomiques et culturels) et tout le temps nécessaire. Un observateur a remarqué le niveau de maturité assez élevé qui a caractérisé cette 2e session ordinaire de l’APW.
3 CW pourront devenir des routes nationales
Si la délibération adoptée à l’APW pour être soumise à la tutelle de la DTP pour approbation est retenue, les chemins de wilaya 127, 125 et 24 seront érigés prochainement en routes nationales. Le responsable des travaux publics, qui a abordé ce dossier d’une importance capitale pour le développement de la wilaya lié lui-même au développement des infrastructures, a énoncé devant l’assemblée les critères d’éligibilité de ces voies en routes nationales. Concernant le premier critère qui fixe le flux routier à 1500 véhicules/ jour et 450 poids lourds, le directeur de ce secteur a fait savoir que les trois chemins, qui ambitionnent de devenir des routes nationales, développent un trafic routier estimé à 3000 véhicules/j, pour le CW 24 avec 20% de poids lourds, à 8000 véhicules/j avec 43% de poids lourds pour le CW 127 et à 2000 véhicules/j avec 15% de poids lourds pour le CW 125. Pour le second critère, qui veut que ledit chemin de wilaya, pour être classé route nationale, doit relier deux wilayas. Le responsable du secteur a rappelé que le CW 24 relie Bouira à M’sila, les autres sont en communication avec les routes nationales comme les RN 5 et RN 8. Donnant leur dimension, le même responsable fait savoir que le CW 127 qui relie la RN 5 à la RN 8 en passant par El Hachimia est long de 32 km. Le CW 125, qui relie les mêmes routes nationales en passant par Djebahia est long de 46 km et le CW 24 qui relie Ahl Kseur, Bordj Khrais, Tadgit et Sidi Aïssa est long de 75 km. Deux appels d’offres sont lancés pour les deux routes RN 18, (36 km), et la route qui relie Draâ El Mizan à l’échangeur de Djebahia pour en faire des routes express, statut qui les fera passer de route à une chaussée à double voie à une route à double chaussée à 2 voies.
Elles ne sont pas là que pour les besoins du décor. Les plantes, hormis leur rôle ornementale où chimique dans la qualité de l’air, peuvent servir à nettoyer.
L’expérience a été menée par le ministère des Ressources en eau dans la wilaya de Ouargla, dans la localité de Temacine et a permis d’épurer un volume d’eau rejeté par environ 100 habitants, soit 20 habitations du vieux Ksar de Temacine. « Depuis fin 2007, le ministère des Ressources en eau a procédé à la mise en place d’un système expérimental d’épuration des eaux usées basé sur un procédé principalement naturel, dénommé ‘’Jardin d’épuration’’ », explique M. Benbouaziz, chargé de la communication au ministère. Le système pilote, utilisé en France dans la ville d’Honfleur, est une première en Algérie. Le principe de fonctionnement est simple et consiste à reproduire les conditions des zones humides naturelles connues pour leur capacité importantes à traiter la pollution en générale et les eaux usées en particulier. Ce système de traitement signifie qu’à aucun moment, les eaux usées ne sont en contact avec l’air, ce qui a l’avantage d’éviter tout contact humain, les mauvaises odeurs, voire la prolifération de moustiques. Grosso modo, les eaux usées passent par un bassin rempli de graviers et de sable dans lequel sont plantées des espèces végétales capables de vivre en milieu aquatique avec une biodiversité plus ou moins grande. « Ces plantes, dont les racines se nourrissent des éléments nutritifs contenus dans les eaux, se développent en assimilant directement les aliments nutritifs contenus dans les eaux usées, tout en éliminant les matières polluantes », peut-on lire dans la communication du ministère. Et d’ajouter que le taux d’épuration peut être optimal lorsque les plantes ont pleinement développé leur système racinaire et que la biomasse est suffisamment présente, ce qui peut prendre plusieurs années selon les plantes, le climat local, la charge des eaux. L’autre avantage de ce type de procédé est que l’entretien est extrêmement simple et consiste en une bonne maintenance périodique de jardinerie tout en s’assurant que le niveau de l’eau dans le bassin de traitement reste suffisant afin d’alimenter les plantes. Pour la station pilote de Temacine, l’entretien et la gestion est assurée par l’Office national de l’assainissement (ONA). Une convention a été établie avec l’Institut national de recherche agronomique de Touggourt pour le suivi des aspects agronomiques et botaniques. « Cette écotechnologie simple permet de solutionner de nombreux problèmes environnementaux et de pollution », explique M. Benbouaziz. « Les eaux usées peuvent également être réutilisées pour l’irrigation de certaines cultures telles que l’arboriculture ou les cultures fourragères », souligne le communiqué.
Sétif accueille, cette année, l’inauguration officielle du mois du patrimoine, qui se déroule entre le 18 avril (journée mondiale des monuments historiques) et le 18 mai (journée mondiale des musées).
Le thème retenu pour cette édition 2008 est « Sétif à travers les objets conservés dans les musées ». Les huit musées nationaux participeront à la manifestation. Amel Soltani, chef du département de recherche au musée des antiquités d’Alger, déclare : « Chaque année, une ville est choisie pour lancer la célébration du mois du patrimoine. Cette année, Sétif a été sélectionnée. Tous les musées participeront par des expositions-photos d’objets touchant à l’Histoire de Sétif, qui sont conservés dans leurs vitrines. C’est la 1ère exposition en commun des huit musées nationaux d’Algérie ». Les directeurs des établissements étaient tous présents à la cérémonie d’ouverture du mois du patrimoine, qui se déroule sous le haut patronage de la ministre de la Culture et du wali de Sétif, ainsi que les autorités locales et des représentants du ministère de la culture. Une exposition comprenant des œuvres du peintre Emile Aubry, des maquettes de Sétif et de Béjaïa à l’ère islamique, des objets préhistoriques, des livres et des manuscrits du Coran, des outils… a été ouverte par les officiels. Au programme de la manifestation, qui doit durer un mois, des projections de films auront lieu chaque lundi au profit des différentes catégories de la société civile. La valise muséale sillonnera les différents établissements scolaires des trois cycles. Une autre valise muséale parcourra les wilayas de Béjaïa, Blida, Jijel et Skikda, selon Chérif Riache, directeur du musée national de Sétif. Durant les 2e et 3e semaines, des expositions-photos, ayant pour sujet les sites classés universels par l’Unesco, notamment la Casbah d’Alger, Timgad, Tipaza, la Kalaâ des Beni Hamed, Djemila, la Vallée du M’zab et le Tassili, seront organisées au niveau du musée de Sétif. Des conférences présenteront la région de Sétif, de la préhistoire à l’époque islamique, ou encore L’Histoire des musées d’Algérie et du monde. De nombreuses sorties sur site sont aussi inscrites au programme. La directrice du musée des Beaux-arts, Dalila Orfali, annonce : « Comme l’année 2007 a été une année très chargée en expositions, nous avons choisi, pour l’année 2008, d’axer notre activité sur le public que l’on doit faire profiter des richesses que contiennent nos musées. Au musée des Beaux-arts, nous travaillons à améliorer la signalétique utilisée ; nous organiserons des ateliers de peinture pour les enfants, et nous produirons des publications ». La clôture du mois du patrimoine se fera, selon certaines indiscrétions, dans le sud de la wilaya, en plein air, sur les hauteurs de Ouled Si Ahmed. Notons, par ailleurs, que l’entretien et la réhabilitation d’une bonne partie du patrimoine de la région regorgeant de vestiges ne sont toujours pas à l’ordre du jour. Le tombeau de Scipion l’Africain, profané par l’incivisme des uns et l’abandon des gérants du patrimoine, est l’exemple parfait du gâchis. Entouré par le béton d’une cité « résidentielle », le monument en question est non seulement livré aux aléas du temps, mais exposé, sans aucune défense ou protection, aux agressions de l’homme, qui méconnaît la valeur historique et « civilisationnelle » d’un tel site, protégé, gardé et sauvegardé, s’il était sous d’autres cieux, où le patrimoine est une industrie, source de devises fortes. La célèbre Aïn Fouara, qui va mal depuis le sinistre attentat d’avril 1997, souffre en silence, et attend l’utopique restauration, toujours pas d’actualité. La situation des autres sites des Hauts-Plateaux n’est guère reluisante. Dire que ceux-ci sont des « gisements » de vestiges de civilisations anciennes qu’on « déterre » une fois par an.

