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C'est parce que les responsables locaux et les citoyens doivent etre au courant des problèmes de la vie en milieux urbains et les promesses déclarées en Algérie, que ce blog est dédié à tout ceux qui cherchent à etre informés et continuent à s'interésser
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Samedi 12 Avril 2008

Plus de 24 000 demandes de permis de construire ont été traitées au niveau de la DUCH de Hussein Dey. Les atteintes aux règles de l’urbanisme ont connu une réelle augmentation : les services de la police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement (PUPE) ont fait état de 2907 infractions en 2007 pour un nombre de 2118 en 2006.

Ce sont-là les chiffres communiqués par Boudria Bachir, chef de bureau de la PUPE de Dar El Beïda, en marge du séminaire organisé par la sûreté de wilaya d’Alger au niveau de 9 groupements des unités républicaines et de sécurité (URS) de Bachdjarrah. L’officier assure néanmoins ne pas connaître les raisons de cette « inflation ». « Seuls les services de la wilaya et de l’Apc peuvent l’expliquer, la PUPE n’est là que pour les assister. Les Apc, a fortiori les élus, doivent être présents lors de ces opérations de démolition. Sans eux, personne ne peut intervenir », relève M. Mokadem, chef de service à la direction de l’urbanisme, lors de la conférence sur les atteintes à l’urbanisme et à l’environnement, à laquelle ont été conviés les responsables des PUPE des wilayas du centre du pays. M. Mokadem dira que depuis 2004, 24 000 demandes de permis de construire ont été traitées par la DUCH, dont 7000 en 2007 seulement. « Les 40% rejetés s’expliquent par la non-conformité aux règles de l’urbanisme. La DUCH ne donne qu’un avis techniques, le permis est délivré par les services de l’APC », souligne-t-il. Pour lui, les constructions se font beaucoup plus sur des terres agricoles non urbanisables. Les régions les plus touchées par ces infractions sont les circonscriptions de la périphérie de Draria, Dar El Beïda et Bir Mourad Rais, sans que le Centre n’en soit épargné. Le plan de réactivation de la PUPE a démarré par la mise en place, à partir du 31 mai 1997, d’une première section au niveau de la capitale, pour ensuite s’étendre, à partir du 31 mars 1999, aux 13 wilayas déléguées. « Les brigades sont réparties sur les 13 circonscriptions administratives de la wilaya. Elles travaillent de concert avec les services de l’Apc ainsi que la direction de l’environnement de la wilaya », insiste M. Boudria en relevant que ses services ne peuvent détruire les habitations, mais se contentent de faire le constat. Probable chevauchement des responsabilités entre ces services ? « Nous avons le même objectif que les autres directions », atteste Mme Hammi, inspectrice à la DUCH, en affirmant que le séminaire de la sûreté de wilaya doit aider à raffermir davantage les liens entre les différents intervenants. Selon elle, la DUCH ne compte que 33 inspecteurs pour tout Alger. « Il arrive qu’un inspecteur couvre plusieurs communes. Nous attendons qu’il y en ait d’autres en raison de l’augmentation du nombre des communes », assure-t-elle, en disant qu’un planning est fait par les inspecteurs sur la base duquel un balayage du terrain se fait. La responsabilités des citoyens est mise en évidence par l’inspectrice : « Les individus se comportent par méconnaissance d’où d’ailleurs, selon elle, la nécessité de les sensibiliser aux différentes réglementations. Les intervenants à ce colloque ont mis par ailleurs en évidence les problèmes liés à l’application de la réglementation souvent dépassée. « La loi a prévu des sanctions en cas d’infraction, mais rien n’est prévu qu’elle le fasse pour la non-conformités des permis. Le code de l’urbanisme sera étoffé par les nouvelles dispositions qui seront adoptées pour prendre en charge l’aspect lié aux constructions inachevées », assure-t-elle.

La PUPE à pied d’œuvre

La PUPE est à pied d’œuvre depuis quelques années déjà. Des résultats ont été (rendus) possibles au niveau national. Durant l’année 2004, le nombre des infractions relevées par les services de la PUPE s’élève à 66 349, dont 32 126 infractions liées à l’urbanisme et 34 223 liées à l’environnement. Le bilan des opérations de démolition fait ressortir 2521 habitations détruites. L’année d’après, les infractions enregistrées s’élèvent à 62 976, dont 28 526 sont liées à l’urbanisme et 34 450 liées à l’environnement. Le bilan des opérations de démolition est de 3842 opérations. En ce qui concerne la période du 1er semestre 2006, les infractions constatées ont atteint 21 749 cas, dont 9219 infractions liées à l’urbanisme et 12 530 liées à l’environnement ainsi que 2217 opérations de démolition.

Nadir Iddir

publié par meziane abdellah-palestro dans: amélioration-urbaine
Samedi 12 Avril 2008

Plus de 6,5 milliards de dinars du budget complémentaire de l’État de 2007, consacré à l’équipement, ont été octroyés à la wilaya de Annaba au titre d’une autorisation de programme (AP).

En outre, 5,7 milliards de dinars ont été affectés à la réévaluation du programme en cours (PEC), tandis que le reste, soit 11, 13 milliards de dinars, a été réservé aux inscriptions de 194 nouveaux projets intéressant divers secteurs d’activités. Le programme sectoriel non centralisé (PSNC) comprend 46 projets pour un coût global de 9,743 milliards de dinars, en plus d’une dotation de 5,17 milliards de dinars destinés à la réévaluation des opérations de développement en cours dans ce cadre. S’agissant des programmes communaux de développement (PCD), il a été retenu une enveloppe de 1,39 milliard de dinars pour le financement de 148 opérations. En ce qui concerne les recettes de paiement, celles-ci ont atteint, au titre du même exercice, 18,20 milliards de dinars pour les programmes sectoriels non centralisés (PSNC) et 2,28 milliards de dinars pour les programmes communaux de développement (PCD). A ce titre, il a été enregistré une consommation de l’ordre de 9,36 milliards de dinars des crédits alloués, soit une augmentation de 2,230 milliards de dinars par rapport à 2006, ce qui représente un taux de progression de 32 % répartis comme suit : 8, 46 milliards de dinars pour les PSNC et 0,9 milliard de dinars pour les PCD. Cet effort financier considérable s’est soldé, à fin 2007, par la clôture de 70 opérations, dont 42 relevant des PSNC et 37 des PCD, ainsi que par l’inscription du reste à réaliser (RAR) des projets pour une valeur de 41 milliards de dinars. Ce RAR comprend 606 opérations entre PSNC et PCD. Outre l’amélioration urbaine et l’équipement de 11 établissements éducatifs en cours de réalisation, ces opérations concernent le réaménagement du marché de gros, la création de six marchés de détail, ainsi que divers travaux en rapport avec le vécu quotidien de la population. Ces chiffres, qui expriment on ne peut mieux l’effort gigantesque de l’État au profit du développement, ne se reflètent malheureusement pas sur le terrain en termes de prise en charge des préoccupations socioéconomiques tel que souhaité par la population. Les indicateurs du développement sont au rouge, et rien ne montre que la situation va connaître un mieux, compte tenu de l’état d’esprit qui caractérise l’environnement dans tous ses aspects. Il faudrait provoquer un déclic pour que soit mise en place une dynamique à même de relancer le développement et de prendre en charge les préoccupations des populations. Celles-ci, qui sont multiples, ont trait à la réfection des routes, en nette détérioration, et des établissements éducatifs, à l’amélioration du cadre de vie, en mal d’entretien, et du service public de l’eau et de l’électricité, ainsi qu’au renforcement de la sécurité dans les quatre coins de la wilaya. Maintes fois soulevés lors de rencontres et réunions officielles, ces besoins sont réalisables pour peu que tous les intervenants, pouvoirs publics, élus et associations etc., s’impliquent dans la recherche d’une voie susceptible de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie dans la cité.

Tewfiq G.

publié par meziane abdellah-palestro dans: amélioration-urbaine
Samedi 12 Avril 2008

La commune a beaucoup souffert du terrorisme, dans la mesure où plus de 800 jeunes, selon des statistiques officielles, avaient rejoint les maquis à l’époque.

Oued Fodda est l’une des plus anciennes communes de la wilaya. Elle compte une population de plus de 50 000 habitants. Située à 20 km du chef-lieu de wilaya, elle représente un grand carrefour sur la RN 4 Alger-Oran. Jadis, elle était réputée pour ses vergers agrumicoles, dont la production était en grande partie exportée vers les pays européens, notamment la France. Elle abritait aussi une unité de fabrication de canalisations hydrauliques et une carrière de marbre. Cependant, depuis deux décennies, tout ce potentiel agricole et industriel a volé en éclats et il n’en reste que des terrains nus ou des sites respirant la désolation et l’abandon. Il est vrai que la commune a beaucoup souffert du terrorisme, dans la mesure où plus de 800 jeunes, selon des statistiques officielles, avaient rejoint les maquis à l’époque. La plupart provenaient de quartiers défavorisés qui n’ont pas goûté aux bienfaits du développement depuis des lustres. La commune enregistre un taux des plus élevés en matière de chômage, à cause du démembrement du secteur public et de l’absence d’investissements générateurs d’emplois. La crise du logement ne fait que s’accentuer au point où le taux d’occupation par logement est passé à 6,91% aux dernières statistiques de 2004.

Abandon

Le déficit en eau pour l’irrigation a atteint le seuil alarmant du fait de la sécheresse persistante qui affecte le principal ouvrage destiné à cet usage. Celui-ci n’en contient que 6 millions de mètres cubes sur une capacité globale de 106 millions de m3. L’AEP n’est pas en reste puisque la ressource s’est réduite considérablement, entraînant des restrictions de la distribution du précieux liquide. Pour l’agriculture, la situation est des plus dramatiques avec la disparition de plus de 10 000 hectares d’agrumes de la plaine de Bir Saf Saf, en raison des inondations dévastatrices qui affectent le site à chaque hiver. Les eaux s’y déversent directement après la déformation du lit de l’oued Cheliff, suite au séisme d’octobre 1980. Des actions avaient été envisagées pour remédier à ce problème, mais rien de tout cela n’a encore vu le jour. Comme on le voit, les nouveaux élus ont beaucoup de pain sur la planche, ils doivent non seulement trouver des solutions à la dégradation continue du cadre de vie, mais aussi imaginer les actions en mesure d’alléger un tant soit peu les souffrances des populations défavorisées, en particulier les jeunes en proie au chômage et à la « harga », dans l’indifférence presque générale. Les citoyens continuent à réclamer leur droit à une vie décente par le partage d’une manière équitable du budget colossal accordé pour le développement de la wilaya.

A. Y.

publié par meziane abdellah-palestro dans: amélioration-urbaine
Samedi 12 Avril 2008

Les services des forêts se contentent d’établir des constats mais n’agissent pas sur le terrain pour réprimer les contrevenants. Les écologistes de la région n’arrivent pas à contenir le phénomène qui prend une dimension alarmante.

« Il y a plus de personnels dans les bureaux que sur le terrain, alors que cela devrait être le contraire. On ne protège pas nos forêts en restant cloîtrés dans des bureaux climatisés ! », s’est indigné le président de l’Association scientifique pour la protection de la nature et de l’espèce animale. Selon lui, les services des forêts paraissent complaisants devant les destructeurs des arbres. Les temps ont changé. En effet, les gardes champêtres qui sillonnaient à cheval, matin et soir, de larges étendues de forêts qui constituaient un précieux abri et un espace de reproduction à plusieurs espèces animales comme le singe, le chacal, le sanglier, une multitude d’oiseaux et même des essaims d’abeilles, avaient un pouvoir dissuasif. « Nous ne comprenons pas comment des quantités importantes de bois de chauffage et de pieds droits, ces jeunes arbres d’à peine 10 à 20 cm de diamètre, peuvent être coupés, déplacés et emportés avec une facilité déconcertante ! Depuis une dizaine d’années, on n’a procédé qu’à quelques saisies de chargements mais pas plus », ajoute notre interlocuteur. L’abattage des arbres est justifié par le chômage. Dans la forêt de l’Akfadou située dans la daïra de Bouzeguène et qui se prolonge dans les communes d’Ifigha et de Yakouren, reliant la wilaya de Béjaïa, « les trabendistes » du bois connaissent bien leur métier. Ils s’inscrivent aux subdivisions des forêts (Azazga ou Idjeur), s’acquittent de leurs droits en contrepartie d’un bon de paiement. Et avec leurs tronçonneuses, les voilà, le lendemain dans les bois sévissant sans retenue dans la forêt qu’il considèrent comme un bien personnel. La délivrance d’un bon de paiement par les services forestiers ne constitue, en fait, qu’une couverture pour s’adonner, ensuite, à un massacre ininterrompu. Si des saisies, que l’on peut compter sur les doigts d’une seule main, ont été opérées, elles témoignent en tout cas de l’existence d’un trafic beaucoup plus important constituant la partie invisible de l’iceberg. Certains ont même « privatisé » certains espaces en les délimitant par des repères. Le ballet des tracteurs chargés d’arbres dont le prix varie entre 8 000 à 10 000 DA est incessant. Pourtant, la loi est bien claire. Des amendes et des peines de prison sont prévues en application de l’article 75 de la loi 84/12 portant régime général des forêts. Cette loi, bien sûr, s’applique à certaines catégories d’arbres protégés comme le cèdre, protégé par la loi 83/03 du 5 février 1983. Au regard du désastre, les peines à encourir sont insuffisantes pour ces crimes commis aux dépens de l’environnement.

Lies Adli

publié par meziane abdellah-palestro dans: amélioration-urbaine
Samedi 12 Avril 2008

A la sortie de Birkhadem, on emprunte la route menant vers Saoula. Elle est étroite, dégradée et parsemée de ralentisseurs. La fluidité est quasi-nulle. Le mouvement se résume à de brusques saccades.

De part et d’autre de la voie, s’étendent encore des vergers, quoique mal entretenus, ils dégagent des senteurs agréables imprégnant l’air sur plusieurs centaines de mètres à la ronde. Au détour d’un virage, le mouvement ralentit encore. La côte dépassée, on débouche alors sur un carrefour. Une autre senteur emplit l’air, mais cette fois-ci, c’est celle provenant du bois. « On y dénombre plus de 400 ateliers de menuiserie et d’ébénisterie dans la commune », apprend-on. En effet, des camions chargés de bois font ronronner leur moteur. La circulation se complique, puis on atteint le centre de Saoula qui offre encore l’aspect d’un village colonial. Des maisons vétustes et des entrepôts datant de la même époque côtoient de somptueuses résidences. Une vieille bâtisse à trois niveaux, intégrée à une ancienne ferme aujourd’hui urbanisée, a été aménagée pour abriter le siège de l’Apc. Tout autour de la ville, s’étendent des champs que traversent les routes menant vers Baba Ali, Meridja et Ouled Belhadj. Certes, la vocation agricole de la localité se confirme, mais du côté de l’ancien marché communal, la mercuriale annonce des prix élevés. Un directeur d’école, ayant repris son activité initiale d’exploitant agricole après sa mise à la retraite, affirme : « A Saoula, les terres sont très fertiles. Auparavant, nous produisions 83 000 quintaux de pommes de terre par an. Nous arrivions en force aux Halles centrales. Présentement, nous produisons à peine 8000 quintaux. Cette situation est l’une des fâcheuses conséquences de la décennie noire. » Considérée longtemps comme une localité rurale, la commune de Saoula s’étend sur 20 km2 et totalise 40 000 âmes. Toutefois, elle est touchée par une extension urbaine, de nouvelles cités y sont implantées et de nouveaux lotissements y sont aménagés. « Le problème de logement est identifié à travers 6000 demandes sollicitant des logements sociaux et 2000 autres pour les logements sociaux participatifs. La wilaya a programmé la réalisation de 1300 logements dans le cadre du Fnpos. L’Eplf Béjaïa envisage de réaliser à Rouaïs 600 unités et 600 autres à Baba Ali. Où est la part des habitants de Saoula ? » s’interroge Smaïl Mila, premier vice-président de l’Apc. D’après lui, l’autre problème dont souffrent certaines localités de Saoula, en l’occurrence celui de Adaoura (Meridja), est la vétusté du réseau aep. A cela, l’élu cite les désagréments causés par les camions qui transitent par le centre. « Nous avons inscrit un projet de réalisation d’une déviation pour diminuer la pression qui s’ y exerce », a-t-il indiqué. Concernant les franges juvéniles, l’élu local déplore le manque de structures. « Si l’équipe locale occupe le bas du classement, c’est à cause du mauvais état du stade communal. Par ailleurs, deux stades matico ont été aménagés à Baba Ali, cela reste insuffisant. Il faut généraliser ce type de structures », a-t-il encore précisé. Et de conclure : « Nous lançons un appel aux investisseurs pour créer des activités dans la zone industrielle de Baba Ali et permettre aux jeunes chômeurs d’être occupés. C’est une manière efficace pour lutter contre les maux sociaux, entre autres la consommation de drogues qui touche ces franges fragilisées. »

Lamine B.

publié par meziane abdellah-palestro dans: amélioration-urbaine
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