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C'est parce que les responsables locaux et les citoyens doivent etre au courant des problèmes de la vie en milieux urbains et les promesses déclarées en Algérie, que ce blog est dédié à tout ceux qui cherchent à etre informés et continuent à s'interésser
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Lundi 07 Juillet 2008

par T. Lakhal

M'dina Jdida c'est Oran, et Oran c'est M'dina Jdida, à propos de laquelle Ibn Khaldoun témoignait il y a bien longtemps: « Oran est supérieure à toutes les autres villes par son commerce.

C'est le paradis du malheureux. Celui qui vient pauvre dans ses murs en sort riche ».

Juillet est bien là avec ses chaleurs et sa torpeur qui n'ont pas dissuadé grand monde à ne pas aller déambuler à travers les ruelles bouillonnantes d'une place qui ne connaît aucun répit. Et qui ne s'est pas rendu au moins une fois dans sa vie dans ce quartier ? Dans le cas contraire, il aurait tout simplement raté sa venue à Oran.

Dès qu'on y est, tout est alléchant, à tel point qu'une visiteuse du quartier venue acheter le trousseau de sa fille précisera que le visiteur ne partira que lorsque sa bourse est vide, à travers des achats non prévus. Ainsi, et dans le souci de ne pas désorienter les visiteurs qui y viennent pour acheter ou tout simplement faire une ballade, chaque produit est localisé dans une zone donnée. Pour les bijoux, c'est la célèbre « trig siagha » et les ruelles adjacentes, dont l'une, la rue Bengana, est l'artère où le visiteur est accroché dès son passage par des personnes qui lui demandent s'il a des bijoux à vendre. Mais ces ambulants dérangent les bijoutiers. L'un d'eux précisera que « les clients viennent nous voir pour avoir une idée sur le prix, mais préfèrent acheter dehors où le marchandage est plus que permis ».


Le diktat des «ferracha»


Même son de cloche au niveau de l'artère principale où les « ferracha », qui ont leurs fonds de commerce à même le sol, dominent le champs commercial en faisant des chiffres d'affaires colossaux et exonérés d'impôts. Dans cette artère, certains boutiquiers acculés par la forte concurrence font sortir toutes leurs marchandises sur le trottoir pour mieux attirer la clientèle. Mais il y a des commerçants qui, outrés par le comportement des ferracha, qu'ils appellent les « clandestins », et de leur diktat, vont jusqu'à déposer plainte. « Nous sommes terrorisés, humiliés, harcelés », nous dit l'un d'eux, non loin de la rue Hadj Salah et du boulevard de l'Indépendance. « Ils bloquent l'entrée de mon magasin et de ma maison, tout près, et si je proteste je suis agressé. Je l'ai été à deux reprises, j'ai deux certificats médicaux qui l'attestent. J'ai déposé plainte, mais en vain », ajoute-t-il.

Mais là n'est pas l'unique problème. « Imaginez qu'il y ait un incendie, un malade à évacuer ou quelque accident: ni la Protection civile, ni le SAMU, ni tout autre corps ne peuvent pénétrer au sein de M'dina Jdida. Il serait difficile d'évacuer un malade ou d'éteindre un incendie... Il faut trouver une solution à ce problème. Les trois quarts des gens ici n'ont pas de registre de commerce, et je ne vous parle pas des vols et des agressions que les clients subissent. Certains endroits sont de véritables coupe-gorge. D'ailleurs, ce qu'ils vendent est de la camelote », déplore un autre.

Au fait, qu'est-ce qui attire toute cette foule à M'dina Jdida ?. « Les prix et la grande variété des marchandises », répondent sans hésiter des clients, surtout les femmes. Et là, les ferracha son incontournables.

C'est vrai qu'on y trouve de tout. Du bâton de rouge à lèvres à 10 dinars au kaftan à 50.000 dinars, en passant par et surtout les produits chinois en tous genres: vêtements, chaussures, cosmétiques, une panoplie de produits pour la plage, des lecteurs VCD, les montres, les lunettes de soleil et de lecture... En un mot, tout. Et à des prix imbattables.

Ce ne sont pas uniquement les Oranais qui viennent faire leurs emplettes à M'dina Jdida. Certains, des familles entières, viennent des wilayas limitrophes. Ils prennent le train ou le car, arrivent de bonne heure, y passent toute la journée et retournent chez eux à la fin de la journée. Ils se restaurent chez les gargotiers de Tahtaha et repartent les bras chargés d'articles de toute sorte. Mais il y en a qui repartent les bras et les poches vides ! Beaucoup tombent sur des pickpockets ou se font agresser. Et c'est grâce parfois à la générosité des passants qu'ils peuvent payer le billet du retour.


Devises, kalantika et friperie


La rue d'Isly. Lieu préféré des brocanteurs, notamment derrière l'hôpital Bendaoud. Ici, certains sont habitués des lieux: ils viennent le matin les mains vides et achètent et revendent chemises, pantalons, vestes et souliers usés, en prenant soin de mieux les présenter à une clientèle qui cherche généralement des occasions à bas prix. A quelques pas de là, s'est créé il y a quelques années le marché du manuel scolaire, où des jeunes s'approvisionnent on ne sait comment en livres scolaires les plus récents et imposent leur diktat à ceux qui n'ont pas trouvé le livre recherché dans le circuit normal.

M'dina Jdida, c'est aussi la kalantika, dérivée du mot espagnol «calienté», qui veut dire chaud. Rappelons-nous, les Oranais appelaient ce met «el-hami». Le premier four existe jusqu'à aujourd'hui et il fonctionne toujours pour approvisionner tous les ambulants. Les connaisseurs nous disent que cuire la kalantika au bois a une saveur particulière. Chaque jour au petit matin, des vendeurs aux petites charrettes viennent s'approvisionner et faire la ronde à travers les quartiers de la ville. Il est vrai que certains autres ont essayé de la faire cuire au gaz de ville, et en rajoutant parfois certains ingrédients tels le fromage ou les oeufs, mais celle de M'dina Jdida reste la meilleure, de l'avis de tous.

L'autre attraction du quartier est l'esplanade de l'ALN, appelée communément Tahtaha. On y retrouve les « hamassa », des sortes de gargotiers qui proposent des menus à bas prix. Le plus célèbre d'entre eux est celui qui prépare des sandwichs contenant deux merguez et un oeuf dur. Ils se sont installés à proximité des hammams, qui servaient également de dortoirs pour les gens qui venaient travailler à Oran. Des plus célèbres, citons « Hammam Essaâ » (le bain de l'horloge) et le bain du Lion. En face, ce sont les cafés dits « maures », qui avaient cette particularité de rassembler une clientèle par rapport à des genres musicaux. A l'une des extrémités, on retrouve l'ex-café El-Atlal. Dans ce lieu, à longueur de journée, on n'entendait que de la musique orientale avec les Oum Kelthoum, Farid El-Atrache et Mohamed Abdelwahab. A l'autre, c'est un autre café spécialisé dans le chant bédouin. La ruelle la plus mythique est la rue de Constantine, spécialisée dans la friperie qu'on ramenait du port et qui est apparue en 1943 avec la venue des forces américaines. Celles-ci avaient élu domicile à Oran pendant presque une année. Mais la friperie est omniprésente, jusqu'à Tahtaha.

Aujourd'hui, la seule attraction est « le garage ». Cet espace est devenu la plaque tournante du négoce de devises étrangères. A votre passage, on vous accoste pour vous proposer des services. Chaque jour, des milliers d'euros, de dollars et de rials saoudiens sont échangés.


Le vieux bâti a son prix


Depuis le début des années 90, un autre phénomène est apparu à M'dina Jdida. C'est la hausse du nombre d'hôtels et des centres commerciaux. Ceci s'explique en grande partie par la présence dans les lieux de beaucoup d'étrangers à la ville. Ainsi, on n'aurait jamais imaginé que le jour viendra où, à la place Daouadji, appelée communément place Tolba, s'érigera un hôtel ou encore derrière l'hôpital Bendaoud, alors que le seul établissement hôtelier est celui de la place du 11 Décembre 1960 (ex-place Roux).

Quant aux centres commerciaux, l'idée en elle-même reste judicieuse, comme nous l'expliquera un habitué du quartier, en ce sens que la rareté des magasins a fait naître l'idée de bâtir en hauteur, allant jusqu'à 5 ou 6 étages, et louer ainsi au prix fort. Même l'ancien dépôt de charbon de la rue général Bourbaki a été transformé en petites boutiques spécialisées essentiellement dans la vente de matelas et autres linges domestiques. C'est justement cette convoitise qui a engendré une hausse vertigineuse du loyer, qui peut atteindre jusqu'à 80.000 dinars pour de minuscules magasins ne dépassant guère les 20 m². Ce phénomène a fait que certaines boutiques de tisserands et autres métiers artisanaux ont disparu à la faveur de commerces payant le loyer fort. Il est vrai, comme a tenu à le souligner un propriétaire, que « Ici, vous n'avez qu'à ouvrir la porte du magasin et vous pouvez vendre n'importe quoi. Autrefois, les propriétaires priaient pour attirer un éventuel locataire. Actuellement, même les couloirs des immeubles sont loués à raison de 30.000 dinars/mois, avec obligation de vider les lieux en fin de la journée».

Quant à l'achat, à titre d'exemple, pour une maison menaçant ruine d'une superficie ne dépassant pas les 150 m², le prix peut atteindre parfois les 40 millions de dinars, voire davantage. Beaucoup de gens venus de l'est du pays achètent les vieilles maison au prix fort, les démolissent et en reconstruisent d'autres, avec le rez-de-chaussée réservé exclusivement aux magasins. A l'inverse des autres quartiers de la ville, M'dina Jdida, avec El-Hamri et Médioni, se caractérise par la prédominance de la propriété privée. Les seuls biens de l'Etat se limitent à l'ensemble minotier, les deux écoles Pasteur (filles et garçons) et l'immeuble du bassin.

M'dina Jdida a un style urbanistique très enchevêtré avec d'innombrables impasses ayant une densité de population parmi les plus importantes de la ville. Cependant, avec les nombreuses transactions qui ont eu lieu, la population de ce quartier est devenue hétérogène du fait qu'elle provient d'autres wilayas. Le vieux bâti tend à disparaître au profit de nouvelles constructions, souvent en hauteur, étant donné que la superficie moyenne ne dépasse guère les 200 m². Les nouveaux propriétaires sont les nouveaux riches qui ont su comment investir un lieu sûr.

Chaque fois que l'on cite M'dina Jdida, nous pensons à l'informel. Ainsi et sur le plan fiscal, les seuls à s'acquitter de leurs droits sont les commerçants domiciliés. Néanmoins, le chiffre d'affaires déclaré ne reflète que faiblement celui réalisé. Point de factures, si ce n'est une seule qu'on présente à chaque contrôle inopiné. «L'informel est à chercher ailleurs», dira plus d'un vendeur à la sauvette, qui estime de son bon droit de travailler et de gagner sa vie comme il le peut. «En tous les cas, M'dina Jdida emploie beaucoup plus que certaines entreprises nationales », précisera non sans humour un vendeur.

Cette réflexion terre à terre reflète au moins une réalité: l'informel est une issue de secours pour ces milliers de jeunes victimes de la déperdition scolaire. Ainsi, l'essentiel est d'intégrer le marché en commençant par la vente de sachets, pour aller plus loin ensuite.
publié par meziane abdellah-palestro dans: amélioration-urbaine
Lundi 07 Juillet 2008

 

De l’argent investi pour la réhabilitation des lieux de loisirs, laissés ensuite à l’abandon. Les pouvoirs publics semblent les avoir oubliés une fois pour toutes.

A chaque saison estivale, un souci énorme ronge les Constantinois ; où pourraient-ils bien aller pour jouir de quelques moments de distraction, notamment durant les longues journées caniculaires ? Existe-t-il des lieux de loisirs dans cette ville, fuie par la majorité de ses habitants, qui préfèrent passer leurs vacances au bord de la mer, ou encore dans d’autres villes plus animées Et si ces lieux existent, sont-ils en état d’accueillir une population exigeante ? Ils ne sont pas en nombre certes, mais ces lieux de distraction existent bel et bien, en dépit du fait qu’ils ne sont pas fonctionnels.

C’est le cas de la piscine de Sidi M’cid, caractérisée par une dégradation qui perdure, privant ainsi de nombreuses familles de moments de détente agréables. En référence au rapport établi par la commission de la culture, du tourisme et de l’artisanat, à l’APW, « cette piscine demeure, pour des raisons inconnues, fermée aux estivants. Un laisser-aller qui a fait de ce lieu un coin de distraction pour les délinquants ». Il y a lieu de rappeler que la piscine de Sidi M’cid, inaccessible aux habitants depuis une dizaine d’années déjà, devait être rouverte aux vacanciers au mois de juin passé. Toutefois, l’investisseur auquel ont été confiés les travaux de réhabilitation, a soulevé certains problèmes qui piétinent, selon lui, sur son (re)-fonctionnement, citant, entre autres, le problème de l’eau.

À l’image de celle de Sidi M’cid, 7 autres piscines connaissent aujourd’hui le même sort : un abandon flagrant qui en fait des lieux de délinquance et de criminalité. Citons, à ce titre, les piscines de Hamma Bouziane, Didouche Mourad, Aïn Abid, Zighoud Youcef, Aïn Smara, et celle du centre hippique. Les membres de la commission de la culture, du tourisme et de l’artisanat appellent les assemblées concernées à promouvoir le partenariat avec les privés pour la prise en charge de ces piscines. Par ailleurs, les différentes places publiques, comme celles de la ville d’El Khroub, de Aïn Smara, de Sidi Mabrouk inférieur (square), de La Brèche, et de la cité Boussouf, qui agrémentent l’ensemble de la wilaya, sont devenues des lieux de rencontres et de détente pour les jeunes et moins jeunes.

Cependant, par manque de sécurité, d’éclairage et d’infrastructures d’accompagnement, les usagers boudent souvent ces lieux publics, qui exigent tout de même une attention particulière de la part des pouvoirs publics. D’autre part, les sites archéologiques et touristiques ne sont pas en reste, puisque le tombeau de Massinissa et les Arcades romaines nécessitent, eux aussi, plus de sécurité et d’éclairage pour recevoir les familles dans de bonnes conditions.

Par Selma B.

publié par meziane abdellah-palestro dans: amélioration-urbaine
Lundi 16 Juin 2008

 Pas moins de 18 contrats de performance environnementale ont été signés hier avec des groupes industriels au siège du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme. En présence des présidents de directoire de société de participations, des entreprises, des industriels, de syndicats et des présidents de confédérations algériennes du patronat, la cérémonie est venue couronner l’engagement du monde économique à intégrer la notion de management environnemental dans leur gestion.

« Le contrat de performance environnementale a une finalité explicite, celle de mettre en exergue l’engagement des responsables des entreprises à mettre en œuvre un programme de dépollution », explique le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, Cherif Rahmani. Et de rappeler que pas moins de 25 entreprises nationales ont acquis la norme Iso qui est une qualification standard universelle et que 134 contrats de performance sont en voie de réalisation. « Il s’agit d’entreprises privées et publiques, petites et grandes, et cela démontre l’intérêt porté à l’environnement par le secteur économique. D’ailleurs, l’administration et les gouvernements ont établi une stratégie basée sur l’étude d’impact et de danger avant de réaliser une industrie », dira le ministre.

Les directeurs de l’environnement des wilayas ont été invités à aider ces entreprises et à ces dernières, il est suggéré de former leurs cadres sur les questions de l’environnement. « Nous avons identifié avec vous les maux et les stratégies à adopter, c’est à vous de décider de revenir à des impacts limités sur la nature », précise-t-il. Parmi ces 18 entreprises, on note Vitajus, Agrofilm, Schneider Electric, Pharmal à Annaba et dans divers des secteurs d’activité. « Aujourd’hui, il existe deux indicateurs de performance d’une entreprise à travers le monde : un indicateur économique et un autre écologique. Et tout le monde y gagne », conclut Chérif Rahmani.


Par Z. A. M.

publié par meziane abdellah-palestro dans: amélioration-urbaine
Lundi 16 Juin 2008

Les Guyotvillois n’en sont plus fiers : Aïn Benian-ville est devenue un centre urbain « quelconque » qui ne diffère guère des autres localités de l’Algérois. La ville voit ainsi ses habitations du Front de mer disparaître comme disparaît aussi le mode de vie dont s’enorgueillissaient les gens de la localité qui mettaient souvent en évidence leur « différence » par rapport aux autres régions.

Différente aussi par sa composante humaine mais surtout par ses infrastructures touristiques datant de plusieurs années. Seules mises en cause, les décisions des autorités qui ne semblent pas aussi agréer les habitants et encore moins le gros des gérants des restaurants. La décision prise par le wali délégué de Chéraga d’interdire la vente de boissons alcoolisées sur les terrasses est la plus controversée.

« La clientèle n’est pas seulement sevrée ; nous recevons aussi bien des nationaux que des étrangers qui n’apprécient pas qu’on les enferme dans des salons ; ils entendent profiter de nos terrasses », s’indignent des patrons qui voient leurs rentrées d’argent rétrécir comme peau de chagrin. Pour attirer « les récalcitrants et autres patentés », des manifestations sont organisées sur le port de plaisance « qui n’en est plus un », relèvent des Guyotvillois qui « ont connu les moments fastes de ce port qui n’attire plus grand monde ». D’ailleurs, depuis que l’on a décidé de la rebaptiser à la hâte El Djamila, cette partie de la côte guyotvilloise a perdu de sa splendeur. Les travaux engagés sur le port posent aussi problème ; l’écosystème en souffre déjà et pas seulement lui. Les gérants des restaurants, qui disparaîtront à court terme, dénoncent le refoulement des égouts endommagés par les travaux de la DTP.

Sur la route menant vers la Madrague, des poclain barrent l’entrée, des travaux sur le réseau d’assainissement sont engagés depuis quelques jours. Une fosse y est ouverte et des odeurs nauséabondes s’en dégagent. « Le moment choisi pour de tels travaux est-il propice ? », s’interrogent les résidants du quartier. Et ce qui dresse sur leurs ergots les guyotvillois reste l’insécurité. C’est à peine si les riverains s’aventurent dans cette partie de la côte et même en ville. « Les logements sociaux font venir une autre population dans la commune. Cette population venue d’autres communes fait grand tort à cette région. Déjà, avec le séisme, des baraquements ont été construits autour de la ville », assure un résidant. Pour lui, les policiers ne sont présents que sur le boulevard principal et aux alentours du marché couvert et de la station de bus. « Le seul poste de police implanté à La Madrague a fini par fermer, et seuls des saisonniers, des agents habillés de blanc, ont investi les quais. Mais peuvent-ils empêcher les agressions ? J’en doute fort », ajoute notre interlocuteur. Rien n’est entrepris ni par l’Apc ni même par les autres instances de wilaya pour « marquer la saison estivale ». Seuls des jeunes ont trouvé le bon filon, plusieurs ont investi les quais ou sur quelques arpents de plages autorisées à la baignade et même sur celles qui ne le sont pas.

Par Nadir Iddir

publié par meziane abdellah-palestro dans: amélioration-urbaine
Dimanche 15 Juin 2008
 

Issue du découpage administratif de décembre 1984, avec une population estimée à 10 000 habitants selon le dernier recensement, la commune d’Ahnif demeure l’une des plus pauvres municipalités de la wilaya de Bouira. Le hic est que cette commune dispose de tous les atouts pour enclencher une véritable dynamique de développement tant sur le plan agricole qu’industriel.

En effet, pour le premier volet, la nature agropastorale du territoire de la commune est un grand avantage qui pourrait lui permettre de développer la céréaliculture, l’arboriculture ainsi que les divers élevages (bovin, ovin..). Quant au second segment du développement, en l’occurrence l’activité industrielle, la commune recèle des ressources minières potentielles dont des gisements divers dormant depuis la nuit des temps dans les entrailles des reliefs boisés de Tamalahth. « Il est vrai que la mise en service d’une usine privée d’extraction de gypse qui alimente en matière première le complexe de plâtre d’El Adjiba a réduit , un tant soit peu, le taux de chômage et a permis en outre à la commune d’en tirer des dividendes fiscaux, mais force est de constater qu’un effort supplémentaire doit être consenti soit par l’Etat soit par des promoteurs privés pour explorer d’autres richesses minières existantes telles que, et pour ne citer que celle-là, la pierre bleue », explique un chômeur tout en soulignant que de tels projets d’investissement généreront du travail permanent pour des milliers de chômeurs que compte la localité. A un autre chômeur d’abonder dans le même sillage, celui-là va jusqu’à qualifier de rafistolage les programmes initiés par l’Etat en vue de résorber le chômage, à savoir Allocation d’intérêt général (AIG), l’Emploi salarié d’initiative locale (ESIL), les emplois de vacation de 5h … puisque explique-t-il « les recrutés dans ces programmes d’emploi font semblant de travailler au moment où l’Etat fait semblant de payer, et ne daigne pas créer de vrais postes permanents ». Par ailleurs il est à signaler que l’actuelle assemblée communale n’a présidé aux destinées de la commune qu’après les trois mois de blocage dûs au ballottage auquel a abouti la dernière élection municipale. Lequel retarda entraîné le ralentissement des projets (PCD et PSD) en cours de réalisation, selon le P/APC. L’édile municipal avait, au cours de notre entrevue, insisté sur le problème épineux qui entrave le développement de sa municipalité, à savoir le manque d’assiettes foncières pouvant accueillir les nouveaux programmes d’équipement, de relogement et d’infrastructures. Pour notre interlocuteur, qui semble hériter d’une situation peu envieuse, les solutions existent pour y remédier, pour peu que l’exécutif de wilaya fasse un geste salvateur en dégageant un budget à l’effet d’acheter des terrains au profit de la commune. Telles sont, en somme, les raisons ayant concouru au sous-développement de cette commune qui mérite bien un électrochoc à l’image d’un cardiaque agonisant qui frise la mort.

Par Ahcène Saoudi

publié par meziane abdellah-palestro dans: amélioration-urbaine
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