Entre désorganisation et incivisme
On se rend compte, en sillonnant la ville de Tizi Ouzou dans la journée que les ordures sont omniprésentes. Les promeneurs sont agressés quotidiennement à la vue des immondices.
Pourtant, il ne se passe pas un jour où on ne croise pas un camion ou un tracteur même en milieu de journée. Un effort est consenti, tant bien que mal, par les consommateurs et les commerçants pour respecter les règles d’usage. En effet, les ordures sont mises dans des sacs, mais entreposées à ciel ouvert à n’importe quelle heure et endroit. A défaut de bacs à ordures, de caissons et de niches, ce sont les cabines téléphoniques, les poteaux électriques, les rampes et les cages d’ escaliers qui servent de repères pour les éboueurs et de dépotoirs pour les citoyens. Si on se fie aux explications du directeur de la voirie, M. Ferouj, les raisons sont d’ordre organisationnel et de civilité. A en croire ce dernier, le ramassage des ordures se fait quotidiennement, de nuit comme de jour. Les moyens de la municipalité, bien qu’insuffisants, sont déployés et sont opérationnels à 100%. Cependant, l’irrégularité du ramassage s’explique selon lui, par l’insuffisance des moyens humains. Mais aussi par inefficacité du matériel affrété pour la collecte. La dépendance de la direction aux autres services serait également comme un grain de sable dans la machine voirie, ajoute-t-il. « Il suffit qu’un camion tombe en panne et l’un des secteurs que nous gérons est privé de ramassage. Et, nous n’avons aucun contrôle sur les délais de réparation, puisque on dépend d’autres services. Les véhicules chinois posent énormément de problèmes. En plus de la rareté de la pièce détachée, nos mécaniciens sont plus habiles sur les camions qui sont montés localement. » Il ajoute que « le service n’est pas associé aux opérations que les démarcheurs effectuent dans l’achat des camions et l’outillage et le choix du concessionnaire. » Dans le domaine de la voirie, la commune de Tizi Ouzou est divisée en 19 secteurs. La flotte est composée de 8 camions à bennes tasseuses, 4 camions de marque chinoise et 2 tracteurs entre autres. La direction attend un renforcement en matériels d’une valeur de 23 millions de dinars. Sur le plan des effectifs, le personnel renferme une main-d’œuvre qualifiée, composée de 112 éboueurs, 28 balayeurs et 36 chauffeurs. En dépit de leur ferveur et le cœur qu’ils mettent dans le travail « ingrat » qu’ils font, ils sont payés de loin, au-dessous du SNMG qui est à 12 000 DA. Une cinquantaine d’entre eux sont toujours payés par la régie communale. La situation socioprofessionnelle des travailleurs de la voirie est contraignante et laisse à désirer. Ne disposant pas des équipements de protection, ces ouvriers sont directement exposés aux maladies. Douleurs rhumatismales (lumbagos), contusions, entorses, problèmes de vision et autres plaies sont les conséquences des accidents qui surviennent dans ce travail. Bien qu’elle existe, la médecine du travail procure des auscultations et délivre des ordonnances qui ne sont pas remboursables, apprend-on. Une convention a été signée entre l’APC et ce service médical, mais qui ne sert à rien, puisque les travailleurs sont orientés vers des cliniques privées, afin de poursuivre les soins, indiquent-ils. Les éboueurs revendiquent depuis très longtemps une indemnité sur l’insalubrité publique. Mais aussi, l’introduction d’une prime de panier dans l’espoir de renflouer leurs mensualités. D’autres services sociaux, comme la restauration et le transport, ces oubliés des pouvoirs publics n’en rêvent même pas. Une cantine ne serait pas de trop, de ce fait, pour ces hommes qui ramassent une moyenne de 150 tonnes d’ordures par jour, dont 60 tonnes émanent de l’université.
En Algérie, le besoin des architectes paysagistes est latent et presque inconnu par nos responsables d’aménagement urbains car il doit tout au plus exister une dizaine mais c’est souvent les techniciens paysagistes, les agronomes et les forestiers qu’on honore au titre d’architectes paysagistes.
Au moment où l’architecte paysagiste Algérien exécute des travaux d’aménagements paysagers conformément aux spécifications d’un plan, tout en s’occupant de préparer le terrain, d’aménager des rocailles, des plates bandes, des plans d’eau et d’y planter des arbres, des arbustes et des fleurs ainsi que d’être responsable de l’entretien régulier des aménagements paysagers de résidences, de commerces ou autre ; en occident, l’architecte paysagiste est considéré comme un professionnel qui s’emploie à créer des sites vitaux qui invitent à l’émerveillement et qui ne laisse jamais pour compte la gestion durable du milieu car il travaille sans relâche à établir un équilibre entre l’usage et la jouissance de la terre, d’une part, et la conservation et la salubrité de l’environnement, d’autre part. L’architecte paysagiste offre son savoir-faire tant au secteur public qu’au secteur privé. Il laisse notamment ses empreintes dans la planification des villes, des collectivités, des quartiers et des aménagements des espaces urbains, des espaces verts, des promenades panoramiques, ainsi que dans la gestion des parcs nationaux et de la conservation du patrimoine et des sites historiques.
L’architecte paysagiste se dévoue corps et âme à améliorer le cadre de vie des citoyens, en mettant à contribution ses compétences aux plans créatif, technique et scientifique pour la gestion et la création de sites attrayants, fonctionnels, novateurs et congrus dans les milieux urbains et suburbains. L'architecte paysagiste contribue dans la pratique de sa profession, au développement durable des milieux urbains à travers une analyse pluridisciplinaire du contexte grâce à la mise en relation d'informations scientifiques, techniques et culturelles de plusieurs domaines, pour obtenir une image "multicouche" de la réalité d'un espace ou d'un territoire. Il sait représenter cette réalité sous une forme compréhensible par le grand public, on lui communiquant sa compréhension des paysages, des territoires et des milieux urbains de manière à en faire saisir les modes et les dynamiques d'évolution, les avantages et les problèmes à venir de cette évolution qui se poursuit, tout en concevant et en organisant la mise en oeuvre de nouveaux espaces à construire et en participant à l'établissement de plans de gestions des espaces existants (naturels ou urbanisés) de manière à accroître l'équilibre et la diversité de l'environnement urbain. C’est parce que la notion de paysage est liée à la vue et à la perception, que le paysage dépend étroitement du sujet qui le regarde et de l’analyse paysagère ainsi que de l'interprétation du paysage, qui sont des notions fréquentes dans les études paysagères que l’architecte paysagiste réalise dans son domaine d’exercice car le paysage est à la fois le résultat et la reconnaissance des occupations successives du territoire, source de création et d'expression qui évolue constamment et à des échelles diverses. Depuis quelques années, la profession de paysagiste ne cesse d’augmenter en Algérie même en l’absence de la loi du paysage, qui aura pour effet de reconnaître et de réglementer une demande paysagère notamment au niveau du volet paysage du permis de construire et de la prise en compte du paysage dans le POS et le PDAU, mais cet enthousiasme pour le « paysage » à favoriser des vocations qui risquent fort d’aboutir à des impasses dans un avenir proche car hormis les architectes paysagistes qui sont formés dans des écoles d’architectes paysagistes reconnues à l’étranger, il n’existe pas d’école sérieuse en Algérie, même si un nombre déterminé de formations professionnelles sont ouverts pour former des techniciens paysagistes qu’on honore comme architecte paysagiste au détriment des vrais spécialistes d’aménagement paysagers, qui se comptent sur les doigts.
Même si la profession de l’architecte paysagiste est très jeune chez nous, son développement ne pourra être effectif qu’avec une reconnaissance officielle afin d’aborder le marché qui s’offre à elle en toute transparence car aujourd’hui les responsables d’aménagements sont loin de savoir les spécificités du concepteur de paysage vis-à-vis de l’entrepreneur paysagiste et du producteur des plantes ainsi que du champ des compétences de l’architecte paysagiste, même si la profession ne revendique en aucun cas l’exclusivité de gérer le paysage car d’autres professions et d’autres titres ont à œuvrer sur le paysage qui reste suffisamment riche. A la différence des entrepreneurs paysagistes et des producteurs de plantes, les architectes paysagistes offrent au public des services professionnels variés, autant en consultation qu'en planification et design, en réalisation d'études préparatoires, en recherches et études d'impact sur l'environnement, en préparation d'esquisses, de plans et de devis, en représentation et gérance de projets et en surveillance des travaux de construction. L'architecte paysagiste pratique une profession de synthèse car lorsque l'envergure ou la complexité d'un projet nécessite la collaboration d'autres experts-conseils, l'architecte paysagiste dirige et coordonne les diverses disciplines liées au projet et s'assure que tous les rouages fonctionnent en douceur. L’architecte paysagiste est en mesure d’offrir aux collectivités locales et aux privé, la réalisation d’études préparatoires telles que des évaluations environnementales, des études de faisabilité, des enquêtes sur les ressources naturelles et culturelles, l’analyse visuelle, la sélection de sites d’implantation etc., la réalisation de concepts et d’esquisses, la préparation de plans et devis de réalisation, les services pendant la construction tels que la surveillance de chantier, la gestion des aspects technique et financier du projet, la gestion de projet telle que la coordination des divers aspects d’un projet mené par une équipe pluridisciplinaire. Par rapport à l'architecture, les architectes paysagistes maîtrisent le design avec des formes vivantes (plantes), c'est la garantie d'un aménagement durable et évolutif. Par rapport à l'urbanisme, les architectes paysagistes assurent la maîtrise d'oeuvre, c'est la garantie de la cohérence entre la planification à la réalisation concrète. Par rapport au design, les architectes paysagistes maîtrisent la création des espaces, c'est la garantie que les objets seront élégants mais que l'espace dans lequel nous nous trouvons le sera également. Par rapport à l'horticulture, les architectes paysagistes maîtrisent les effets sensibles des plantes, c'est la garantie que les plantes seront utilisées pour créer l'ambiance des espaces verts. Par rapport à l'environnement, les architectes paysagistes maîtrisent le projet, c'est la garantie d'intégration coordonnée du changement et de la préservation. Par rapport à la sociologie, les architectes paysagistes réalisent la maîtrise d'oeuvre, c'est la garantie que les façons de vivre et de voir le territoire seront pris en compte dans la réalisation des espaces verts. Par rapport à l'ingénierie, les architectes paysagistes maîtrisent le vivant, la forme ou la perception selon les domaines de formation, c’est la garantie de ne pas sous-estimer l'une ou l'autre des composantes d'un aménagement et de proposer un ensemble qui puisse être différent de la somme de ses parties.
Par rapport à la politique, les architectes paysagistes réalisent la maîtrise d'oeuvre, c'est la garantie que la vision d'avenir sera inscrite dans le territoire. Par rapport à un entrepreneur des espaces verts disparates, les architectes paysagistes maîtrisent la création, c'est la garantie d'avoir un espace vert différent du précédent ou de la ville voisine. Par rapport au budget, les architectes paysagistes maîtrisent les raisons et les effets des solutions choisies car le hasard fait rarement bien les choses et le professionnalisme est la garantie de l'atteinte des objectifs et du moindre coût. Pour la réussite des aménagements paysagers au sein des institutions privées, l'architecte paysagiste commence par discuter avec le client pour déterminer ses besoins d’aménagement tout en examinant et évaluant le terrain où sera conçu le projet d’aménagement paysager. En tenant compte des caractéristiques du paysage du site, des bâtiments, du climat, de l'usage futur et autres aspects; le concepteur paysagiste supervise la préparation des croquis détaillés du terrain à aménager, y compris les caractéristiques telles que les arbres, les arbustes, les jardins, les appareils d'éclairage, les allées, les patios, les terrasses, les bancs, les clôtures, les murs de soutènement et les fontaines; tout en évaluant les coûts.
C’est l’architecte paysagiste qui prépare les devis pour étudier les soumissions du projet de réalisation de l'aménagement paysager et supervise, s'il y a lieu, les travaux de construction. Au niveau de sa collaboration avec les collectivités locales (maître d’ouvrage), le travail de conception des aménagements paysagers de l’architecte paysagiste (maître d’oeuvre) doit être aussi réglementés que celui des architectes. Les services de l’architecte paysagiste pour le maître d’ouvrage doivent comprendre les consultations, les conseils, les expertises, les enquêtes, les analyses et les recommandations spécialisées pour les études de faisabilité ainsi que pour les évaluations et les interprétations de données. Concernant les études d’aménagements paysagers des milieux urbains et suburbains, son travail commence par une étude préparatoire qui est destinée à recueillir et à établir les données de base pour la préparation d'un programme de besoins et l'établissement d'un budget dans le but de s'assurer de répondre à ses exigences du maître d’ouvrage. Cette étude préparatoire doit couvrir la coordination des recherches et des explorations, les relevés topographiques, les études de sols et les recherches pour établir les conditions du site et des ouvrages existants ou toute autre étude devant servir de base à la formulation de recommandations relatives au projet d’aménagement. Après son étude préparatoire, l’architecte paysagiste procède à la phase de l’esquisse du concept d’aménagement, qui comprendra la formulation des critères de design et de performance pour chacun des éléments du programme, l'examen de différentes approches de conception, l'élaboration d'un concept général en conformité avec les critères établis et son représentation au moyen d'esquisses, qui seront suivi d'une estimation budgétaire du coût total du projet et qui peuvent inclure les coûts récurrents d'opération et d'entretien des équipements projetés.
C’est suite au choix de la solution retenue de l’aménagement paysager après la présentation des variantes de l’esquisse et en coordination avec les techniciens du maître d’ouvrage, que le maître d’oeuvre prépare le plan général d'aménagement et sa représentation graphique au moyen de croquis et de dessins préliminaires ainsi que l'analyse comparative d'options et de matériaux choisis. Le type et le nombre de plans de réalisation que l’architecte paysagiste doit présenter au maître d’ouvrage, varieront selon la taille du projet d’aménagement. De façon générale, les plans suivants sont à présenter : implantation, nivellement et drainage de surface, plantation ; détails de construction et de plantation ; localisation pour l'irrigation et l'éclairage ; et tout autre plan de réalisation requis pour la bonne marche de la construction. Après la préparation des dessins requis pour la construction de l’aménagement paysager, l’architecte paysagiste procède à la révision de l'estimation du coût des travaux pour présenter les documents d'appel d'offres incluant le devis descriptif et fait en collaboration des techniciens du maître d’ouvrage, l'analyse des soumissions et les recommandations appropriées quant à leur acceptation ou à leur rejet. Grâce au savoir faire de l’architecte paysagiste et sa capacité de gérer les projets d’aménagement paysagers à bien, le paysage urbains et suburbains de notre pays pourra devenir le résultat d'une synthèse réussie car il sera pris en compte dès les premières volontés d'aménagement pour jouer un rôle dans le développement social et économique de tout site et de tout milieu urbain, mais sans une reconnaissance juridique du statut de l’architecte paysagiste dans notre pays, notre paysage en tant que composante essentielle du cadre de vie de nos citoyens, ne pourra jamais devenir l’expression de la diversité de notre patrimoine culturel et naturel commun et le fondement de notre identité historique.
Meziane Abdellah : Architecte paysagiste, diplômé de Versailles et membre de l'American Society of Landscape Architecture et de l'Association des Architectes Paysagistes du Québec. Lakhdaria-Algérie.
Abdellah Meziane
Architecte paysagiste, Lakhdaria, Algérie.
Voir site inernet: www.archi-mag.com
Aïn Témouchent : Créée il y a plus de 15 000 ans, c'est une ville et une Préfecture de l'ouest Algérien. La ville tire son nom de l'Arabe ayn (source ou fontaine), et du berbère Ouchent ou touchent (La chacale) donnant en arabe (Aïn El-Diba) ; en latin, on l'appelait Albulae. Aïn Témouchent occupe une situation géographique privilégiée en raison de sa proximité de trois grandes villes (
1. Le récit d’un projet:
Le Mercredi 22 décembre 1999, à 18h 36 mn 55s, un séisme d'une amplitude de 5.5 sur l'échelle de Richter a frappé la ville de Ain Temouchent et les villages environnant de Sidi Ben Adda, Ain Tolba et Ain Lâalem faisant 28 morts et 150 blessés dont 50 dans un état grave., Suite à ce séisme, un programme de reconstruction était mis en œuvre en septembre 2000, pour prendre en charge la construction de la nouvelle ville « Akid Othmane », avec ses 3400 logements, ses espaces verts et ses équipements publiques, en plusieurs tranches durant trois années.
La reconstruction de cette nouvelle ville était suivie par les experts de la banque mondiale, qui ont exigé la présence d’aménagements paysagers dans le cadre du programme d’amélioration du cadre de vie des citoyens.
C’est dans le but de réussir l’aspect paysager de la nouvelle ville, que les responsable concernés de la wilaya (Préfecture) de Ain Témouchent, ont fait appel à notre savoir-faire unique en Algérie, en matière d’architecture du paysage et de conception paysagère, suite à l’installation du bureau d’études "l’Empreinte Verte".
2. Le jardin central de la nouvelle ville « Akid Othmane »:
Suite à notre analyse pour les autorités de Ain Témouchent et de la banque mondiale, au mois de février 2003, sur la nécessité de créer un jardin public paysager de un (1) ha, au sein de la nouvelle ville « Akid Othmane », que la décision a été prise pour nous donner le feu vert de commencer l’étude d’aménagement du jardin central.
Au mois de Juillet 2003, après que les études du projet d’aménagement des deux parties du jardin central étaient achevées, le démarrage du chantier a commencé, sous notre responsabilité, avec une entreprise locale de bâtiment (URMC), habituée à construire des logements d’habitations et sans aucune expérience dans le domaine des aménagements paysagers des espaces verts ou de plantations.
Comme notre bureau d’études avait pris toutes les initiatives nécessaires pour la réussite du projet d’aménagement du jardin central de la novelle ville Akid Othmane, cette entreprise Témouchentoise a réussi à relever le défi d’achever ce projet d’aménagement paysager, unique en Algérie, dans les délais.
Ce jardin central a été visité par le président de la république Algérienne Abdelaziz Bouteflika en décembre 2003 et a été félicité par la banque mondiale comme il à été présenté aux concours internationaux suivants :
• ASLA award 2005.
• ONU-Habitat –
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• Le prix Agha Khan d’Architecture 2007.
Le jardin central de la nouvelle ville de Ain Témouchent est composé par trois parties différentes, les deux premières parties constituent la phase 1 du projet d’aménagement et la troisième partie constitue la phase 2 de l’aménagement du jardin central.
2.1. La phase 1 :
Constituée par la partie basse et la partie haute.
A. La partie basse : est conçue selon les grandes lignes stylistiques d’un jardin islamique, de façon à faire la continuité au style architectural des bâtiments d’habitations de la nouvelle ville.
Cette partie de la phase 1 du jardin central a comme fonctionnalité primordiale, le rôle d’un jardin public d’agrément et aussi le rôle éducatif d’un jardin botanique car elle contient presque la totalité des plantes ornementales utilisées dans les espaces verts en Algérie.
B. La partie haute : se trouve en hauteur de la partie basse et dans sa continuité.
Cette partie haute est caractérisée par des matériaux de construction identiques que ceux utilisés dans la partie basse, ce qui fait de cette partie haute, une unité indissociable de la partie basse, tout en étant totalement différente en terme de fonctionnalité, car elle joue le rôle de foret urbaine avec ses arbres de peupliers, qui font profiter à ses visiteurs, de la fraîcheur de son ombre durant les périodes estivales chaudes de Ain Témouchent.
2.2. La phase 2 :
La Troisième partie du jardin central, qui constitue la phase 2 du projet d’aménagement, est conçue de façon à donner une continuité à la première phase du jardin, avec une fonctionnalité totalement différente.
Cette phase du jardin central est destinée essentiellement pour donner aux habitants de la nouvelle ville, un lieu, de récréation et de divertissement, grâce aux équipements de jeux pour enfants et pour personnes âgées.
3. Les objectifs réalisés par l’aménagement du jardin central de la nouvelle ville de Ain Témouchent:
• Créer aux citoyens de la nouvelle ville, un meilleur cadre de vie dans leur environnement urbain.
• Permettre aux habitants de la nouvelle ville, de trouver un lieu de détente, de repos, de récréation et aussi un espace de rencontre pour les familles, aux pieds de leurs maisons.
• L’introduction de la position stratégique du site et de son relief dans le style de conception inspiré des données topographique, géographique et historique de la région, pour réussir de faire du jardin central un model d’aménagements paysagers en Algérie en particulier et au Maghreb en général.
• Montrer aux autorités concernés la capacité d’intégration du concept du jardin islamique dans le contexte moderne des aménagements paysagers en milieux urbain Islamique.
INSTALLATION OF THE
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Project Number: ALG140_06
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Country:
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Algeria
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Type of Organisation:
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Private Sector
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Thematic Areas:
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Housing
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Classification:
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Good Practice
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Si le problème de la saleté au niveau des milieux urbains algériens se pose avec acuité, la prolifération des décharges sauvages offre un spectacle hideux aux villes algériennes, qui sont livrées à l’anarchie durant les dernières années.
L’installation des bacs à ordures dans les grandes artères de nos grandes villes et à l’entrée de chaque quartier et des bâtiments n’a pas pu régler le problème de saleté de nos milieux urbains car des mains indélicates jettent leurs déchets n’importe où sans être inquiétées par quiconque. C’est parce que aucun travail de sensibilisation n’a jamais été fait par nos autorités locales, que nos agglomérations se sont transformées en véritables villes poubelles.
Si certains de nos responsables locaux essayent de justifier la saleté de nos milieux urbains par le manque de moyens humains et matériels, malgré que certains services de gestions urbaines, emploient plus de 600 personnes entre permanents et vacataires, d’autres mettent en avant l’incivisme de nos citoyens, même si souvent les multiples fuites d’eau et la détérioration des réseaux d’assainissement contribuent, avec le laxisme de nos autorités locales, à la détérioration de notre cadre de vie aux sein de nos milieux urbains car le ruissellement des eaux usées sur nos routes et nos trottoirs ne fait qu’aggraver la situation et ce laisser aller par les services concernés de nos autorités locales, a de fâcheuse conséquence sur la santé publique de nos citoyens qui s’en trouve constamment menacée.
Comme souvent les eaux usées ruissellent sur les trottoirs des principales avenues de nos milieux urbains, qui sont déjà occupés par les vendeurs à la sauvette et les marchés informels, appuyés par des réseaux très influents et épaulés par les commerçants de gros, obligent nos citoyens à disputer la chaussée aux automobilistes qui, eux aussi, éprouvent d’énormes difficultés à se frayer le chemin en plus des odeurs nauséabondes qui s’y dégagent et cela malgré tout les différents programmes à milliards de Dinars, financés par notre état pour redonner à nos agglomérations leurs anciennes belles images, comme c’est le cas du lancement des opérations de « blanche Algérie » et « TUP HUMO », où les milliards de dinars qui sont dépensés dans ce vaste projet, semblent être partie en fumée, à l’instar de ce qui se passe à la prestigieuse ville de Chéraga, localité à vocation résidentielle, qui offre un spectacle lamentable au niveau de ses lotissements et où les comités du quartier porte un regard très critique sur leur cadre de vie car pour ce qui est de l’hygiène, l’amoncellement d’immondices de toutes sortes et de déchets ménagers attire les mouches et les maladies infectieuses parce que l’enlèvement des ordures ménagères se fait tous les trois jours, si ce n’est pas plus quelques fois. Comme partout dans notre pays, les emplacements des espaces verts et des aires de jeux sont devenus des véritables dépotoirs car toutes les promesses des responsables de l’APC de cette agréable ville, sont restées lettre morte à ce jour, et cela malgré que le budget alloué à cette localité est colossale pour ce qui de la réussite de l’amélioration du cadre de vie de ses citoyens.
A l’instar de la ville de Chéraga, notre capitale qui disposait en septembre 2004 plus de 110 milliards de dinars pour son programme de développement, est devenue aujourd’hui aussi moche que nos autres agglomérations, au point d’être jugé en public comme une ville loin d’être moderne par notre ministre de l’intérieur car l’hygiène et la salubrité publiques est mal prise en charge par les services de nettoyage urbain de la wilaya d’Alger, malgré que les dernières mesures d’urgence qui ont nécessité un dispositif qui a déployé et mobilisé un effectif de plus de 10 400 agents et 2700 camions de différents tonnages et engins, ont éradiqué plus de 1800 points noirs de salubrité et ont évacué plus de 500 000 tonnes de déchets ménagers, détritus et de gravats.
A l’aube de l’indépendance et jusqu’au début des années de la gestion anarchique, notre pays était fière de la qualité de son cadre de vie en milieu urbain car nos responsables locaux continuaient à maîtriser le savoir-faire de gérer nos milieux urbains et de considérer les aménagements urbains comme une partie prenante de l’amélioration du cadre de vie des citoyens, mais aujourd’hui que l’Algérie compte 39 centres urbains de plus de 100 000 habitants, 40 villes de plus de 50 000 habitants et 120 autres de moindre densité, nos milieux urbains étouffent car l’absence d’hygiène a pris une proportion alarmante, comme si nos responsables locaux ignorent que le socle sur lequel se bâtit un aménagement urbain est avant tout les espaces publics.
L’espace public, dont la naissance est liée à la notion de démocratie telle qu’elle s’est développée à partir du XIXe siècle, se fonde sur une coupure juridique entre le public et le privé, à la suite de l’abandon de l’art urbain où il a été considéré comme un espace résiduel et que durant la période du courant fonctionnaliste, il s’est limité, en pratique, à sa fonction dominante de déplacement, or en réalité il assume un rôle majeur d’ordonnateur des constructions formant l’espace urbain, de cohésion sociale et de metteur en scène de l’identité historique, culturelle ou paysagère.
Son impact est important sur l’image valorisante ou repoussante du milieu urbain parce que c’est l’espace qui devrait être pensé en premier, car il est continu, structurant et générateur de l’agglomération urbaine, de la superposition des morphologies sociales, historiques, plastiques et des paysages naturels et artificiels qui contribuent à l’élaboration de sa valeur pour qu’il se révèle porteur de sens pour les usagers et devient appropriable par ceux qui y vivent, y travaillent et il participe ainsi à former les notions d’identité et de citadinité dans l’espace urbain qui acquiert avec le temps une identité propre, des qualités spécifiques, mais qui doit aussi pouvoir évoluer et retrouver un autre usage sans être constamment fait ou défait, d’autant que les sols, les façades, les volumes, les couleurs, le mobilier, la verdure, les plateaux d’eau, etc., se modifient au fur et à mesure du déplacement du piéton pour former un enchaînement d’espaces.
Si aujourd’hui en Occident, la notion d’espace public a pris une telle ampleur et une telle richesse grâce à la diversité de ceux qui sont intervenus sur lui tels que les urbanistes, les architectes paysagistes, les éclairagistes, les artistes, etc., et qui l’ont abordé chacun selon leurs points de vue ; dans notre pays, les espaces publics, qui sont souvent considérés aujourd’hui comme des places publiques où ont coutume de se retrouver nos personnes âgées à la retraite, se réduisent comme une peau de chagrin au sein de nos agglomérations, à l’instar de la place Kennedy à El Biar, qui a été escamotée dans les années 1980 afin de construire un centre commercial, pour ne laisser à nos vieux qu’un petit bout d’espace, qu’ils doivent partager avec les camelots car nos aménagistes, tels que les architectes et les urbanistes, ne semble pas savoir maîtriser la diversité des espaces publics pour en faire une approche paysagère, qui permettra de contribuer largement à enrichir l’analyse urbaine et la lecture des espaces urbains, par la compréhension de la formation, de l’évolution et des différentes transformations et substitutions que connaît le paysage en rapport avec les différentes couleurs et lumières du milieu urbain.
C’est parce que nos citoyens sont dans un monde et nos autorités locales dans un autre, comme s’il y avait une étanchéité effarante entre les administrateurs et les administrés, parce que nos responsables locaux en charge des affaires d’aménagements urbains sortent rarement de leurs bureaux, que les aménagements de nos milieux urbains ne sont plus une organisation globale et concertée de l’espace public, destinée à satisfaire les besoins des citoyens, en réalisant des équipements adaptés et en valorisant les ressources naturelles et du patrimoine historique, mais une sinistrose qui l’a emporté sur le bien être des citoyens et des constructions en béton sur la verdure au point que la notion de l’amélioration urbaine, n’est plus le chaînon du dialogue entre les autorités centrales et locales pour intégrer les urbanistes et les architectes paysagistes dans le cadre de la politique de l’amélioration du cadre de vie des citoyens en milieu urbain.
Comme près de la moitié de la population mondiale vit aujourd’hui dans des villes de taille moyenne et des grands centres urbains et que au cours des 25 prochaines années, la quasi totalité de l’accroissement démographique interviendra dans les zones urbaines des pays en développement. Dans notre pays, si 31% de notre population vivaient dans nos zones urbaines en 1966 et 58 % en 1998, le monde rural représente, aujourd’hui, un patrimoine important pour l’avenir de notre pays car à la fin de 2005, le poids de la population rurale des 979 communes, sur les 1 541 que compte notre pays, était de 13,3 millions soit 40 % du total de nos habitants actuels et avec 70 % de la population qui a moins de 30 ans, ce qui représente une bonne opportunité pour nos autorités concernées de mettre en oeuvre une vraie stratégie de développement rural gagnante, avec les 4 milliards de dollars US dégagée dans le cadre du programme des hauts plateaux, afin de comblé le vide laissé par la dernière stratégie qui a déjà coûté entre 2004 et 2005 plus de 3 milliards de dollars US sans donner une réel évolution à nos milieux ruraux malgré que nos autorités concernées estiment qu’elle a touché plus de 200 000 ménages grâce au lancement de plus de 1743 projets de proximité de développement rural. qu' tunité pour notre pays de mettre en oeuvre la stratégie de développement rural, qui a déja
Devant la situation difficile qui existe au sein de nos 979 communes rurales, le renouveau rural est plus que jamais d’actualité parce qu’il a pour objectif de fournir le cadre et les modalités d’une revitalisation progressive des zones rurales à travers une valorisation des activités économiques et des patrimoines humain et naturel afin d’améliorer les conditions de vie de nos citoyens ruraux et assurer une sécurité alimentaire des ménages tout en valorisant les potentialités existantes même si le chemin est encore long car c’est le plus sûr et le plus durable si la volonté sera réelle et le résultat recherché.
Notre campagne a connu, depuis notre indépendance, une mutation au niveau de ses configurations sociale et spatiale car l’espace agricole à proximité de nos agglomérations est en train de disparaître pour laisser place à l’étalement de la ville sans qu’il y est une vraie initiative, de la part de nos autorités concernées, pour contrer ce phénomène afin de conserver l’espace agricole car la ville qui est un écosystème naturel et social complexe doit être gérer comme tel, même s’il n’est plus possible d’isoler la ville de son arrière-pays car l’espace d’interface entre ville et campagne, le périurbain se caractérise principalement par la domination des espaces verts ouverts, en particulier agricoles, sur les espaces construits.
Cependant l’installation d’une population citadine et l’extension du processus d’urbanisation au sein d’un territoire dont les logiques de fonctionnement et d’organisation sont régies par l’activité agricole semble constituer une source de conflit entre l’urbanité et la ruralité qui est à la fois sociaux, politiques, économiques et paysagers parce que ces conflits se traduisent le plus souvent par la marginalisation de l’activité agricole ainsi que par l’exclusion de l’espace qu’elle occupe des stratégies de gestion et de planification des territoires périurbains.
Notre pays qui se transforme d’un monde rural en un monde urbanisé doit relever les défis qui requièrent une approche dynamique de la gestion urbaine grâce à l’instauration d’une nouvelle politique innovatrice qui saura marquer toute la différence avec les différentes initiatives utilisées jusqu’à aujourd’hui depuis l’indépendance et où il y aura un partage d’expérience dans les domaines de l’inclusion sociale, du foncier, du logement, des services de base, de l’eau, de la santé, du développement de l’économie locale et du rôle des autorités locales concernées grâce à l’apport des compétences en architecture du paysage et en aménagements des milieux urbains, qu’elles soient locales ou étrangères par défaut, car malgré l’état lamentable de nos milieux urbains actuels et les différentes critiques qui viennent de partout, nos responsables concernés continuent à gérer les aménagements de nos agglomérations avec la même mentalités de la gestion anarchique des années du système socialiste, même si plusieurs décrets et lois aient été instaurés par nos différents gouvernements, comme si les conditions d’environnement urbain n’ont pas une influence directe sur les stratégies et les politiques de développement de notre pays et que les collectivités locales n’ont rien à gagner en améliorant leurs milieux urbains, qui favorisera l’élévation du niveau de vie de nos citoyens et attirera les entreprises qui génèrent des emplois pour leurs citoyens, si vraiment nos autorités locales mettaient en place la politique adéquate, qui créera un environnement urbain stable dans leur localité.
L’Algérie, qui est entrain de connaître un développement économique et démographique sans précédent, car ses réserves de change ont dépassé les 70 milliards de Dollars et que sa population a dépassé les 36 millions d’habitants, voit au niveau de ses agglomérations, la prolifération d’une urbanisation accélérée non contrôlée des zones littorales, qui a généré des pollutions urbaines croissantes qui sont à l’origine de sérieux problèmes de santé publique et de détérioration de la qualité de vie de ses citoyens au sein de nos milieux urbains car nos villes sont de gros utilisateurs de ressources naturelles et d’importants générateurs de déchets parce que 80 % de notre population vivent sur 14 % du territoire national et enregistre un déversement d’un million de m3 / jour d’eaux usées, qui se déversent souvent dans la mer , pour polluer nos plages de notre bande littorale et génèrent des catastrophes écologiques car nos responsables locaux concernés par l’aménagement du littoral ont oublié d’exploiter les station d’épurations déjà réalisés par notre état à des milliards de dinars et qui se transforment aujourd’hui en un matériel affecté par la corrosion et la rouille. Si au niveau de notre littoral tout le monde a perdu car l’Etat est dans l’obligation d’engager de nouveaux budgets pour la restauration des stations d’épuration, l’environnement s’est dégradé par cause de déversement des eaux usées dans la mer, les citoyens limitrophes sont confrontés quotidiennement aux odeurs nauséabondes avec tout les risques que représente pour la santé publique, mais le plus grand perdant dans cette affaire de pollution, c’est bien notre secteur touristique, car par cause de la perte de notre littoral suite à la pollution de son environnement, en plus de sinistrose de nos milieux urbains, notre potentiel touristique est devenu vraiment caduc au niveau de notre littoral parce que nos responsables locaux concernés gèrent la protection de notre paysage touristique du littoral, qui est d’une valeur internationale, et de leurs milieux urbains, comme une entreprise simple sans mesurer la gravité qui dépasse largement les fluctuations de la politique locale car toute discussion sur la protection de ce patrimoine en front de mer, doit tenir compte de la vie de l’arrière-pays et des lois internationales de la protection du littoral et des aménagements urbains à vocations touristiques.
Au cours des vingt prochaines années, les gens vivant dans nos milieux urbains dépasseront largement en nombre les individus vivant dans nos milieux ruraux et la pauvreté urbaine de nos 500 mille bidonvilles, existants actuellement, doublera sûrement durant cette période tout en affectant ainsi des millions de nos citoyens, si nos autorités compétentes ne prennent pas les mesures adéquates capables de susciter un développement économique innovateur et une gouvernance améliorée de nos milieux urbains et ruraux et de créer des agglomérations plus sûres et plus propres, où tous ont accès au logement, à l’eau et que tous les besoins essentiels pour un cadre de vie meilleur où seront satisfaits nos citoyens qui auront acquis leurs qualité de vie grâce à une conscience démocratique et des efforts quotidiens.
Comme actuellement, en plus d’une urbanisation anarchique, l’Algérie affiche un déséquilibre immense en terme de population car 65% de notre population est concentrée sur une superficie ne dépassant pas 4% du territoire nationale, 25% est localisée dans les Hauts Plateaux sur une superficie de 9% du territoire et uniquement 10% vivent sur une superficie de 87% du territoire du Sud. Si nos agglomérations affichent des dysfonctionnements incommensurables sur tous les plans, ce n’est que parce que les richesses de notre pays sont mal réparties par nos autorités concernées et que nos agglomérations ne sont pas toutes sous l’éventail d’atouts qui favorisent les mêmes avantages compétitifs à nos citoyens.
Afin que notre pays aboutisse à trouver une meilleure solution qui nous permettra de remédier aux échecs des différentes politiques de gestion d’amélioration urbaine de nos responsables locaux actuels et d’arriver à élever nos milieux urbains et ruraux aux normes internationales contemporaines, il faut que nos projets d’améliorations urbaines soient le fruit d’un travail et d’un savoir-faire choisi parmi des vrais spécialistes d’aménagements paysagers des milieux urbains, qui sauront rendre l’amélioration de notre cadre de vie en milieu urbain et rural, une réalité quotidienne grâce à l’instauration d’un nouveau système de gestion d’amélioration urbaine dans notre pays, qui viendra suite à une volonté des hautes sphères de nos autorités compétentes, car si la réalité de nos milieux urbains n’est pas affronté avec courage et honnêteté, c’est bien sur le mensonge et les faiblesses de nos autorités locales qui continueront à planer sur nos futurs programmes d’améliorations urbaines car sans aucune réelle lutte contre la corruption et où le choix de la médiocrité, c’est le mensonge de nos responsables locaux et l’anarchie qui continuera à sévir présentement en matière d’urbanisation et d’amélioration urbaine.
C’est parce que une génération de nos milieux urbains et ruraux, qui a été constitué durant des siècle d’histoire, a été perdue durant seulement quelques années d’indépendance par cause d’une politique anarchique de gestion de milieux urbains dévastatrice, que le rapport sur "La ville algérienne ou le devenir urbain du pays" du Conseil National Economique et Social de 1998, avait souligné dans sa partie introductive que « se saisir d'un tel dossier trente six ans après l'indépendance, n'est-ce pas tenter d'intervenir sur un territoire déjà fortement aménagé et sur un tissu urbain qui a subi de nombreuses atteintes et transformations », qu’aujourd’hui il est très difficile de ne pas réagir quant le président de la république, lui-même, admet que toutes nos villes sont moches à l’exception de la ville de Ain Témouchent.
Comme par la faute d’un certain nombre de nos autorités locales concernées, qui ne cherchaient qu’à perpétuer leurs positions en faisant semblant de travailler, tout en colmatant les projets d’aménagement urbains et ruraux et en délaissant nos citoyens, pour y vivre dans un cadre de vie lamentable, la situation de nos milieux urbains et ruraux se trouvent aujourd’hui orphelins car nos agglomérations ont atteint un seuil de saturation extrême et poursuivent encore leur extension par des excroissances construites souvent à la hâte, sans viabilités, qui enlaidissent l'environnement rural et le menace à tous les points de vue.
S’il est primordial pour nos autorités compétentes concernées de commencer à réfléchir dans le bon sens afin de mettre en place le souhait de nos citoyens et du président de la république, en instaurant le nouveau système de gestion d’amélioration urbaine, c’est parce que la gestion de la ville s’étend en ignorant son patrimoine agricole et que la campagne représente un espace de respiration pour la ville, que de plus le développement prévu pour les communes à proximité des espaces agricoles ne tient pas compte de la présence de terres agricoles et que l’architecture et le paysage de la campagne restent convoités par les citadins en quête de maisons individuelles qui est le rêve de tous ménage, puisque les habitants de la périphérie de la ville et de l’espace rural sont très mal servis alors il est urgent d’améliorer nos villes, avant qu’elles ne transmettent ses maux à la campagne.
Après que nos responsables locaux de nos milieux urbains, qui se caractérisent par une urbanisation excessive et parfois anarchique, ont eu la difficulté d’endiguer ce phénomène par des textes législatifs depuis 44 ans, ce n’est que parce que au lieu de soumettre la réalité de nos milieux urbains aux lois, ils n’ont fait qu’adapter les lois à la réalité du terrain et qui se trouvent aujourd’hui souvent dépassées par le terrain car nos responsables concernés manquent de prévention et d’anticipation à reconsidérer les vocations sociale et économique de nos milieux urbains.
L’année
L’urgence actuel pour dépasser le statu quo de nos agglomérations est de commencer sérieusement à réfléchir dans le bon sens d’amélioration urbaine afin de mettre en place une nouvelle politique de gestion de nos milieux urbains, qui anéantira à jamais l’inefficacité, le gaspillage et l’insensibilité aux exigences de nos citoyens et de permettre à nos milieux urbains et ruraux de demain, de se bâtit par une coordination entre politique et techniciens des collectivités locales ainsi que des conseilles et du savoir faire de consultants dans les domaines de l’urbaniste et de l’architecte paysagiste car la mission de cette nouvelle politique, consiste à atteindre un développement harmonieux et durable pour nos agglomérations urbaines et rurales, qui seront accompagné par un développement économique car l’urbanisation doit être intégrée dans le développement durable, tout en plaidant pour une lutte multisectorielle, notamment avec les ministères de l’Habitat, des Transports, des travaux publics, de l’Intérieur et de l’environnement, etc., où le partenariat technique reste encore une notion nouvelle.
Si la “découverte” du concept de la ville moderne en tant qu’entité autonome ayant un rôle prépondérant à jouer dans le développement socioéconomique du pays, a permis à nos responsables concernés de promulguer la loi 06-06 «d’orientation de la ville » du 20 février 2006 et d’étudier le 5 Septembre 2006 la loi sur les espaces verts au conseil des ministres, en se basant sur des textes de loi de
Parce que les rares professionnels engagés au quotidien dans les aménagements paysagers de nos milieux urbains, ont leur désir de voir nos autorités compétentes réagir dans le bon sens pour la réussite d’une nouvelle politique de gestion dans le cadre de la politique de la ville et du développement des espaces verts au sein de nos milieux urbains et ruraux, que notre pays doit savoir promouvoir la réussite de son passage vers la civilisation urbaine, qui ne pourra être atteint que si nos responsables locaux concernées auront le courage de s’appuyer sur leur travail pluridisciplinaire, le partenariat et la participation de la société civile dans le cadre de la gestion des améliorations urbains car la légitimité du savoir-faire de nos spécialistes en aménagements paysagers et des milieux, doit s’appuyer sur la diffusion de cette culture professionnelle faite d’engagement humain et de prise de risques au cœur de réalités difficiles de nos milieux urbains et ruraux car si il nous semble fondamental de réaffirmer l’importance d’une équipe technique de projet adaptée à la dimension des objectifs du projet local et de son contrat en constituant des équipes projet pluridisciplinaires et efficientes, intervenant à plusieurs échelles et intégrant des savoir-faire en aménagement urbain et paysager dotées de moyens équilibrés, il est primordiale pour nos autorités locales de légitimer ces équipes en systématisant les lettres de mission qui définissent le cadre, les objectifs et les moyens de la mission assignée à l’équipe d’aménagements urbains car l’objectif ainsi recherché ne devrait pas être limité à la simple réhabilitation des plans d’urbanisme et d’aménagement mais à insuffler un nouvel état d’esprit chez les consommateurs et gestionnaires des espaces urbains et ruraux, dans le but de prévenir toute urbanisation anarchique et l’aggravation des déséquilibres entre les régions dont l’effet sur le développement cohérent de l’aménagement de nos agglomérations urbaines et rurales serait négatif, si dans cette nouvelle politique, on doit pas prendre en compte notamment la qualité des paysages urbains et ruraux tout en identifiant les éléments à protéger pour des motifs d’ordre touristique, patrimonial, historique ou écologique.
Meziane Abdellah: Architecte paysagiste, diplômé de Versailles.
Assurer l’intégration des nouveaux programmes dans un schéma d’urbanisme cohérent, tout en assurant dans leur définition et leur exécution les conditions d’une qualité de vie conforme aux aspirations des citoyens algériens, à l’hygiène, à la tranquillité, à la saine détente et à la convivialité, c’est là une exigence que les responsables algériens ne doivent pas éluder. Non plus qu’ils ne peuvent continuer d’ignorer les pressants besoins de requalification des espaces de vie inadaptés aux nouvelles exigences ou dégradés du fait des errements passés en milieux urbains.
Si le Président Bouteflika, lors de l’ouverture des premières assises de l’architecture en Algérie, a fait savoir que l’Etat algérien ne saura continuer à tolérer les dysfonctionnements des tissus urbains, leurs excroissances anarchiques, la multiplication des zones d’insalubrité, la corruption croissante de l’hygiène et de l’esthétique des paysages des villes et villages algériens, le ministre des travaux publiques, lors de l’une de ses virées effectuée dans la wilaya de Tipaza, a levé le voile sur l’incompétence des opérateurs algériens en matière d’aménagement du territoire, car ce qui a été accompli dans ce domaine ne suscite que désapprobation et désolation puisque chez les responsables du secteur, leurs connaissances en matière d’aménagement sont très limitées, comme il y a un manque d’imagination et de savoir-faire chez les entreprises et bureaux d’études algériens, qui sont souvent choisis par les responsables pour l’agencement ou l’intégration des projets dans leurs sites.
C’est parce que l’intégration des projets d’aménagement dans leurs environnements est un fait évident pour le paysage environnementale de chaque pays, que l’Algérie doit savoir choisir ses entreprises et ses bureaux d’études spécialisés en aménagement paysager, pour rattraper beaucoup de retard et afin de conformer ses sites d’aménagement aux normes internationales, surtout que la nouvelle autoroute EST-OUEST sera aménagé avec pas moins de 25 millions de m² d’espaces verts et que la nouvelle politique d’amélioration urbaine a réservé une enveloppe financière de plus de 100 milliards de dinars.
L’objectif à réussir pour l’Algérie indépendante, suite au dilemme causé par les différents décisions des responsables locaux, est de réaliser un développement durable dans les agglomérations urbaines afin que les citoyens algériens ne seront plus confrontés au surpeuplement et aux problèmes afférents comme le trafic, les embouteillages, la pollution, les saletés, ainsi que leurs effets sur leurs santés et leur qualité de vie.
Comme en occident, les agglomérations sont aussi le berceau de nouvelles idées pour lutter contre ces conséquences environnementales, la scène urbaine inspire de nouvelles solutions économiques, des actions environnementales et des réponses sociales car en réalité les villes et villages sont, aujourd’hui, considérées comme partie intégrante de toute politique dirigée vers le développement durable des milieux urbains et ruraux, en Algérie, l’écueil du quotidien de certain responsables locaux, cherche toujours à freiner les solutions adéquates pour rendre les environnements urbains et ruraux plus agréables à vivre pour les citoyens Algériens.
En effet, à bien regarder le comportement destructeur des responsables locaux et de la majorité des citoyens algériens, on se demande s’ils ne sont pas en guerre contre leur environnement urbain, contre tout ce qui peut être beau et propre, contre tout ce qui peut rappeler l’ordre et l’organisation. Observons par exemple le commerce en Algérie, l’Etat n’a-t-il pas déclaré la guerre à l’espace et à l’esthétique ? A commencer par l’anarchie qui caractérise la disposition des magasins. On remarque une superbe pâtisserie orientale, mitoyenne avec un vendeur de pièces de rechange, qui achète ses médicaments chez son voisin le pharmacien, lequel répare son pneu crevé chez le vulcanisateur d’à côté en passant par la supérette, etc. Une suite sans logique esthétique, obéissant seulement aux règles étroites des qualifications du propriétaire du local, ou encore des occasions de location dans les endroits réputés commerciaux même s’il est en plein centre ville. Sur un autre volet, regardons de plus près les constructions où les intervenants dans ce domaine et à quelque niveau que ce soit ne sont-ils pas aussi en guerre contre l’esthétique, l’espace et les normes ?
Il n’est qu’à contempler le résultat de leurs efforts combinés, en commençant par les lots de terrain octroyés où le moindre espace est squatté pour construire qui une pseudo-villa, qui un immeuble, qui une salle des fêtes, un commerce, en tout cas jamais un édifice d’utilité culturelle. Les cités construites par les services de l’Etat ne valent pas mieux car ils sont toujours inachevés, au tracé des immeubles approximatif, jonchées d’amas de terre et de gravats qui ajoutent à la désolation du paysage urbain. La comparaison est d’autant plus cruelle avec les immeubles construits par les Chinois qui nous réconcilient avec les lignes droites et les surfaces lisses.
On comprend dès lors qu’en Algérie, la mauvaise qualité du travail n’est plus seulement l’expression d’une mauvaise volonté, mais plus grave encore le résultat d’un manque de savoir-faire et à tous les niveaux, du manager à l’exécutant. Si l’algérien se débarrasse de ses ordures, de ses déchets, de ses gravats et de ses carcasses, à n’importe quelle heure, n’importe comment et n’importe où. les milieux urbains algériens sont tout simplement devenus une immense décharge à ciel ouvert, vomissant ses ordures puantes car au niveau des routes, des cités, des trottoirs, des espaces verts, des plages et des forêts, rien n’échappe à l’œuvre dévastatrice des citoyens et des responsables locaux, au point que le président de la république, en commentant l’insalubrité qui affecte l’ensemble des milieux urbains algériens, avait clamer en substance qu’il avait honte en tant qu’Algérien du manque de propreté des villes algériennes car la responsabilité incombe à tout individu et que les algériens ne peuvent faire partie des nations tant que l’Algérie est dans cet état. A qui la faute ? Les algériens sont ils congénitalement, culturellement, sales et inciviques ? Est-ce la faute à la transition de la campagne vers la ville qui est mal assumée car mal accompagnée ? Faut-il incriminer, comme on le fait souvent, le citoyen irresponsable ?
Certes, le citoyen algérien est souvent irresponsable, mais c’est le rôle de l’Etat d’en faire un citoyen responsable. Faut-il dès lors décrier l’absence de l’Etat, ce serait lui rendre service, car l’Etat est bien présent. L’Etat n’est pas une entité abstraite, ce sont des hommes, des Algériens avec leur force et beaucoup de faiblesses. Ces hommes font les lois, les votent et veillent à leur application et leur respect selon leur niveau de compétence, qui n’est pas souvent le meilleur, leur degré d’honnêteté qui n’est pas sans faille et leur conscience loin d’être inébranlable. L’Etat dans son acception la plus large, par le degré d’incompétence et de corruption de ses responsables locaux, génère et entretient la déliquescence, qui profite à de nombreux citoyens algériens, qui ne cherchent dans leurs efforts, que leurs propres économies loin des intérêts du cadre de vie des citoyens.
L’Algérie de ce début du XXI eme siècle, a besoin d’une coalition de responsables consciencieux, pour leurs actes de compétences qui s'attarde à la promotion du développement durable et dont la présence est essentielle à l'échange d'idées et l'élaboration de solutions novatrices, afin de renforcer la qualité de vie en milieu urbain et ruraux par l'application des principes de développement d’agglomération viable, de façon à rendre celui-ci plus attra

