Si le problème de la saleté au niveau des milieux urbains algériens se pose avec acuité, la prolifération des décharges sauvages offre un spectacle hideux aux villes algériennes, qui sont livrées à l’anarchie durant les dernières années.
L’installation des bacs à ordures dans les grandes artères de nos grandes villes et à l’entrée de chaque quartier et des bâtiments n’a pas pu régler le problème de saleté de nos milieux urbains car des mains indélicates jettent leurs déchets n’importe où sans être inquiétées par quiconque. C’est parce que aucun travail de sensibilisation n’a jamais été fait par nos autorités locales, que nos agglomérations se sont transformées en véritables villes poubelles.
Si certains de nos responsables locaux essayent de justifier la saleté de nos milieux urbains par le manque de moyens humains et matériels, malgré que certains services de gestions urbaines, emploient plus de 600 personnes entre permanents et vacataires, d’autres mettent en avant l’incivisme de nos citoyens, même si souvent les multiples fuites d’eau et la détérioration des réseaux d’assainissement contribuent, avec le laxisme de nos autorités locales, à la détérioration de notre cadre de vie aux sein de nos milieux urbains car le ruissellement des eaux usées sur nos routes et nos trottoirs ne fait qu’aggraver la situation et ce laisser aller par les services concernés de nos autorités locales, a de fâcheuse conséquence sur la santé publique de nos citoyens qui s’en trouve constamment menacée.
Comme souvent les eaux usées ruissellent sur les trottoirs des principales avenues de nos milieux urbains, qui sont déjà occupés par les vendeurs à la sauvette et les marchés informels, appuyés par des réseaux très influents et épaulés par les commerçants de gros, obligent nos citoyens à disputer la chaussée aux automobilistes qui, eux aussi, éprouvent d’énormes difficultés à se frayer le chemin en plus des odeurs nauséabondes qui s’y dégagent et cela malgré tout les différents programmes à milliards de Dinars, financés par notre état pour redonner à nos agglomérations leurs anciennes belles images, comme c’est le cas du lancement des opérations de « blanche Algérie » et « TUP HUMO », où les milliards de dinars qui sont dépensés dans ce vaste projet, semblent être partie en fumée, à l’instar de ce qui se passe à la prestigieuse ville de Chéraga, localité à vocation résidentielle, qui offre un spectacle lamentable au niveau de ses lotissements et où les comités du quartier porte un regard très critique sur leur cadre de vie car pour ce qui est de l’hygiène, l’amoncellement d’immondices de toutes sortes et de déchets ménagers attire les mouches et les maladies infectieuses parce que l’enlèvement des ordures ménagères se fait tous les trois jours, si ce n’est pas plus quelques fois. Comme partout dans notre pays, les emplacements des espaces verts et des aires de jeux sont devenus des véritables dépotoirs car toutes les promesses des responsables de l’APC de cette agréable ville, sont restées lettre morte à ce jour, et cela malgré que le budget alloué à cette localité est colossale pour ce qui de la réussite de l’amélioration du cadre de vie de ses citoyens.
A l’instar de la ville de Chéraga, notre capitale qui disposait en septembre 2004 plus de 110 milliards de dinars pour son programme de développement, est devenue aujourd’hui aussi moche que nos autres agglomérations, au point d’être jugé en public comme une ville loin d’être moderne par notre ministre de l’intérieur car l’hygiène et la salubrité publiques est mal prise en charge par les services de nettoyage urbain de la wilaya d’Alger, malgré que les dernières mesures d’urgence qui ont nécessité un dispositif qui a déployé et mobilisé un effectif de plus de 10 400 agents et 2700 camions de différents tonnages et engins, ont éradiqué plus de 1800 points noirs de salubrité et ont évacué plus de 500 000 tonnes de déchets ménagers, détritus et de gravats.
A l’aube de l’indépendance et jusqu’au début des années de la gestion anarchique, notre pays était fière de la qualité de son cadre de vie en milieu urbain car nos responsables locaux continuaient à maîtriser le savoir-faire de gérer nos milieux urbains et de considérer les aménagements urbains comme une partie prenante de l’amélioration du cadre de vie des citoyens, mais aujourd’hui que l’Algérie compte 39 centres urbains de plus de 100 000 habitants, 40 villes de plus de 50 000 habitants et 120 autres de moindre densité, nos milieux urbains étouffent car l’absence d’hygiène a pris une proportion alarmante, comme si nos responsables locaux ignorent que le socle sur lequel se bâtit un aménagement urbain est avant tout les espaces publics.
L’espace public, dont la naissance est liée à la notion de démocratie telle qu’elle s’est développée à partir du XIXe siècle, se fonde sur une coupure juridique entre le public et le privé, à la suite de l’abandon de l’art urbain où il a été considéré comme un espace résiduel et que durant la période du courant fonctionnaliste, il s’est limité, en pratique, à sa fonction dominante de déplacement, or en réalité il assume un rôle majeur d’ordonnateur des constructions formant l’espace urbain, de cohésion sociale et de metteur en scène de l’identité historique, culturelle ou paysagère.
Son impact est important sur l’image valorisante ou repoussante du milieu urbain parce que c’est l’espace qui devrait être pensé en premier, car il est continu, structurant et générateur de l’agglomération urbaine, de la superposition des morphologies sociales, historiques, plastiques et des paysages naturels et artificiels qui contribuent à l’élaboration de sa valeur pour qu’il se révèle porteur de sens pour les usagers et devient appropriable par ceux qui y vivent, y travaillent et il participe ainsi à former les notions d’identité et de citadinité dans l’espace urbain qui acquiert avec le temps une identité propre, des qualités spécifiques, mais qui doit aussi pouvoir évoluer et retrouver un autre usage sans être constamment fait ou défait, d’autant que les sols, les façades, les volumes, les couleurs, le mobilier, la verdure, les plateaux d’eau, etc., se modifient au fur et à mesure du déplacement du piéton pour former un enchaînement d’espaces.
Si aujourd’hui en Occident, la notion d’espace public a pris une telle ampleur et une telle richesse grâce à la diversité de ceux qui sont intervenus sur lui tels que les urbanistes, les architectes paysagistes, les éclairagistes, les artistes, etc., et qui l’ont abordé chacun selon leurs points de vue ; dans notre pays, les espaces publics, qui sont souvent considérés aujourd’hui comme des places publiques où ont coutume de se retrouver nos personnes âgées à la retraite, se réduisent comme une peau de chagrin au sein de nos agglomérations, à l’instar de la place Kennedy à El Biar, qui a été escamotée dans les années 1980 afin de construire un centre commercial, pour ne laisser à nos vieux qu’un petit bout d’espace, qu’ils doivent partager avec les camelots car nos aménagistes, tels que les architectes et les urbanistes, ne semble pas savoir maîtriser la diversité des espaces publics pour en faire une approche paysagère, qui permettra de contribuer largement à enrichir l’analyse urbaine et la lecture des espaces urbains, par la compréhension de la formation, de l’évolution et des différentes transformations et substitutions que connaît le paysage en rapport avec les différentes couleurs et lumières du milieu urbain.
C’est parce que nos citoyens sont dans un monde et nos autorités locales dans un autre, comme s’il y avait une étanchéité effarante entre les administrateurs et les administrés, parce que nos responsables locaux en charge des affaires d’aménagements urbains sortent rarement de leurs bureaux, que les aménagements de nos milieux urbains ne sont plus une organisation globale et concertée de l’espace public, destinée à satisfaire les besoins des citoyens, en réalisant des équipements adaptés et en valorisant les ressources naturelles et du patrimoine historique, mais une sinistrose qui l’a emporté sur le bien être des citoyens et des constructions en béton sur la verdure au point que la notion de l’amélioration urbaine, n’est plus le chaînon du dialogue entre les autorités centrales et locales pour intégrer les urbanistes et les architectes paysagistes dans le cadre de la politique de l’amélioration du cadre de vie des citoyens en milieu urbain.
Comme près de la moitié de la population mondiale vit aujourd’hui dans des villes de taille moyenne et des grands centres urbains et que au cours des 25 prochaines années, la quasi totalité de l’accroissement démographique interviendra dans les zones urbaines des pays en développement. Dans notre pays, si 31% de notre population vivaient dans nos zones urbaines en 1966 et 58 % en 1998, le monde rural représente, aujourd’hui, un patrimoine important pour l’avenir de notre pays car à la fin de 2005, le poids de la population rurale des 979 communes, sur les 1 541 que compte notre pays, était de 13,3 millions soit 40 % du total de nos habitants actuels et avec 70 % de la population qui a moins de 30 ans, ce qui représente une bonne opportunité pour nos autorités concernées de mettre en oeuvre une vraie stratégie de développement rural gagnante, avec les 4 milliards de dollars US dégagée dans le cadre du programme des hauts plateaux, afin de comblé le vide laissé par la dernière stratégie qui a déjà coûté entre 2004 et 2005 plus de 3 milliards de dollars US sans donner une réel évolution à nos milieux ruraux malgré que nos autorités concernées estiment qu’elle a touché plus de 200 000 ménages grâce au lancement de plus de 1743 projets de proximité de développement rural. qu' tunité pour notre pays de mettre en oeuvre la stratégie de développement rural, qui a déja
Devant la situation difficile qui existe au sein de nos 979 communes rurales, le renouveau rural est plus que jamais d’actualité parce qu’il a pour objectif de fournir le cadre et les modalités d’une revitalisation progressive des zones rurales à travers une valorisation des activités économiques et des patrimoines humain et naturel afin d’améliorer les conditions de vie de nos citoyens ruraux et assurer une sécurité alimentaire des ménages tout en valorisant les potentialités existantes même si le chemin est encore long car c’est le plus sûr et le plus durable si la volonté sera réelle et le résultat recherché.
Notre campagne a connu, depuis notre indépendance, une mutation au niveau de ses configurations sociale et spatiale car l’espace agricole à proximité de nos agglomérations est en train de disparaître pour laisser place à l’étalement de la ville sans qu’il y est une vraie initiative, de la part de nos autorités concernées, pour contrer ce phénomène afin de conserver l’espace agricole car la ville qui est un écosystème naturel et social complexe doit être gérer comme tel, même s’il n’est plus possible d’isoler la ville de son arrière-pays car l’espace d’interface entre ville et campagne, le périurbain se caractérise principalement par la domination des espaces verts ouverts, en particulier agricoles, sur les espaces construits.
Cependant l’installation d’une population citadine et l’extension du processus d’urbanisation au sein d’un territoire dont les logiques de fonctionnement et d’organisation sont régies par l’activité agricole semble constituer une source de conflit entre l’urbanité et la ruralité qui est à la fois sociaux, politiques, économiques et paysagers parce que ces conflits se traduisent le plus souvent par la marginalisation de l’activité agricole ainsi que par l’exclusion de l’espace qu’elle occupe des stratégies de gestion et de planification des territoires périurbains.
Notre pays qui se transforme d’un monde rural en un monde urbanisé doit relever les défis qui requièrent une approche dynamique de la gestion urbaine grâce à l’instauration d’une nouvelle politique innovatrice qui saura marquer toute la différence avec les différentes initiatives utilisées jusqu’à aujourd’hui depuis l’indépendance et où il y aura un partage d’expérience dans les domaines de l’inclusion sociale, du foncier, du logement, des services de base, de l’eau, de la santé, du développement de l’économie locale et du rôle des autorités locales concernées grâce à l’apport des compétences en architecture du paysage et en aménagements des milieux urbains, qu’elles soient locales ou étrangères par défaut, car malgré l’état lamentable de nos milieux urbains actuels et les différentes critiques qui viennent de partout, nos responsables concernés continuent à gérer les aménagements de nos agglomérations avec la même mentalités de la gestion anarchique des années du système socialiste, même si plusieurs décrets et lois aient été instaurés par nos différents gouvernements, comme si les conditions d’environnement urbain n’ont pas une influence directe sur les stratégies et les politiques de développement de notre pays et que les collectivités locales n’ont rien à gagner en améliorant leurs milieux urbains, qui favorisera l’élévation du niveau de vie de nos citoyens et attirera les entreprises qui génèrent des emplois pour leurs citoyens, si vraiment nos autorités locales mettaient en place la politique adéquate, qui créera un environnement urbain stable dans leur localité.
L’Algérie, qui est entrain de connaître un développement économique et démographique sans précédent, car ses réserves de change ont dépassé les 70 milliards de Dollars et que sa population a dépassé les 36 millions d’habitants, voit au niveau de ses agglomérations, la prolifération d’une urbanisation accélérée non contrôlée des zones littorales, qui a généré des pollutions urbaines croissantes qui sont à l’origine de sérieux problèmes de santé publique et de détérioration de la qualité de vie de ses citoyens au sein de nos milieux urbains car nos villes sont de gros utilisateurs de ressources naturelles et d’importants générateurs de déchets parce que 80 % de notre population vivent sur 14 % du territoire national et enregistre un déversement d’un million de m3 / jour d’eaux usées, qui se déversent souvent dans la mer , pour polluer nos plages de notre bande littorale et génèrent des catastrophes écologiques car nos responsables locaux concernés par l’aménagement du littoral ont oublié d’exploiter les station d’épurations déjà réalisés par notre état à des milliards de dinars et qui se transforment aujourd’hui en un matériel affecté par la corrosion et la rouille. Si au niveau de notre littoral tout le monde a perdu car l’Etat est dans l’obligation d’engager de nouveaux budgets pour la restauration des stations d’épuration, l’environnement s’est dégradé par cause de déversement des eaux usées dans la mer, les citoyens limitrophes sont confrontés quotidiennement aux odeurs nauséabondes avec tout les risques que représente pour la santé publique, mais le plus grand perdant dans cette affaire de pollution, c’est bien notre secteur touristique, car par cause de la perte de notre littoral suite à la pollution de son environnement, en plus de sinistrose de nos milieux urbains, notre potentiel touristique est devenu vraiment caduc au niveau de notre littoral parce que nos responsables locaux concernés gèrent la protection de notre paysage touristique du littoral, qui est d’une valeur internationale, et de leurs milieux urbains, comme une entreprise simple sans mesurer la gravité qui dépasse largement les fluctuations de la politique locale car toute discussion sur la protection de ce patrimoine en front de mer, doit tenir compte de la vie de l’arrière-pays et des lois internationales de la protection du littoral et des aménagements urbains à vocations touristiques.
Au cours des vingt prochaines années, les gens vivant dans nos milieux urbains dépasseront largement en nombre les individus vivant dans nos milieux ruraux et la pauvreté urbaine de nos 500 mille bidonvilles, existants actuellement, doublera sûrement durant cette période tout en affectant ainsi des millions de nos citoyens, si nos autorités compétentes ne prennent pas les mesures adéquates capables de susciter un développement économique innovateur et une gouvernance améliorée de nos milieux urbains et ruraux et de créer des agglomérations plus sûres et plus propres, où tous ont accès au logement, à l’eau et que tous les besoins essentiels pour un cadre de vie meilleur où seront satisfaits nos citoyens qui auront acquis leurs qualité de vie grâce à une conscience démocratique et des efforts quotidiens.
Comme actuellement, en plus d’une urbanisation anarchique, l’Algérie affiche un déséquilibre immense en terme de population car 65% de notre population est concentrée sur une superficie ne dépassant pas 4% du territoire nationale, 25% est localisée dans les Hauts Plateaux sur une superficie de 9% du territoire et uniquement 10% vivent sur une superficie de 87% du territoire du Sud. Si nos agglomérations affichent des dysfonctionnements incommensurables sur tous les plans, ce n’est que parce que les richesses de notre pays sont mal réparties par nos autorités concernées et que nos agglomérations ne sont pas toutes sous l’éventail d’atouts qui favorisent les mêmes avantages compétitifs à nos citoyens.
Afin que notre pays aboutisse à trouver une meilleure solution qui nous permettra de remédier aux échecs des différentes politiques de gestion d’amélioration urbaine de nos responsables locaux actuels et d’arriver à élever nos milieux urbains et ruraux aux normes internationales contemporaines, il faut que nos projets d’améliorations urbaines soient le fruit d’un travail et d’un savoir-faire choisi parmi des vrais spécialistes d’aménagements paysagers des milieux urbains, qui sauront rendre l’amélioration de notre cadre de vie en milieu urbain et rural, une réalité quotidienne grâce à l’instauration d’un nouveau système de gestion d’amélioration urbaine dans notre pays, qui viendra suite à une volonté des hautes sphères de nos autorités compétentes, car si la réalité de nos milieux urbains n’est pas affronté avec courage et honnêteté, c’est bien sur le mensonge et les faiblesses de nos autorités locales qui continueront à planer sur nos futurs programmes d’améliorations urbaines car sans aucune réelle lutte contre la corruption et où le choix de la médiocrité, c’est le mensonge de nos responsables locaux et l’anarchie qui continuera à sévir présentement en matière d’urbanisation et d’amélioration urbaine.
C’est parce que une génération de nos milieux urbains et ruraux, qui a été constitué durant des siècle d’histoire, a été perdue durant seulement quelques années d’indépendance par cause d’une politique anarchique de gestion de milieux urbains dévastatrice, que le rapport sur "La ville algérienne ou le devenir urbain du pays" du Conseil National Economique et Social de 1998, avait souligné dans sa partie introductive que « se saisir d'un tel dossier trente six ans après l'indépendance, n'est-ce pas tenter d'intervenir sur un territoire déjà fortement aménagé et sur un tissu urbain qui a subi de nombreuses atteintes et transformations », qu’aujourd’hui il est très difficile de ne pas réagir quant le président de la république, lui-même, admet que toutes nos villes sont moches à l’exception de la ville de Ain Témouchent.
Comme par la faute d’un certain nombre de nos autorités locales concernées, qui ne cherchaient qu’à perpétuer leurs positions en faisant semblant de travailler, tout en colmatant les projets d’aménagement urbains et ruraux et en délaissant nos citoyens, pour y vivre dans un cadre de vie lamentable, la situation de nos milieux urbains et ruraux se trouvent aujourd’hui orphelins car nos agglomérations ont atteint un seuil de saturation extrême et poursuivent encore leur extension par des excroissances construites souvent à la hâte, sans viabilités, qui enlaidissent l'environnement rural et le menace à tous les points de vue.
S’il est primordial pour nos autorités compétentes concernées de commencer à réfléchir dans le bon sens afin de mettre en place le souhait de nos citoyens et du président de la république, en instaurant le nouveau système de gestion d’amélioration urbaine, c’est parce que la gestion de la ville s’étend en ignorant son patrimoine agricole et que la campagne représente un espace de respiration pour la ville, que de plus le développement prévu pour les communes à proximité des espaces agricoles ne tient pas compte de la présence de terres agricoles et que l’architecture et le paysage de la campagne restent convoités par les citadins en quête de maisons individuelles qui est le rêve de tous ménage, puisque les habitants de la périphérie de la ville et de l’espace rural sont très mal servis alors il est urgent d’améliorer nos villes, avant qu’elles ne transmettent ses maux à la campagne.
Après que nos responsables locaux de nos milieux urbains, qui se caractérisent par une urbanisation excessive et parfois anarchique, ont eu la difficulté d’endiguer ce phénomène par des textes législatifs depuis 44 ans, ce n’est que parce que au lieu de soumettre la réalité de nos milieux urbains aux lois, ils n’ont fait qu’adapter les lois à la réalité du terrain et qui se trouvent aujourd’hui souvent dépassées par le terrain car nos responsables concernés manquent de prévention et d’anticipation à reconsidérer les vocations sociale et économique de nos milieux urbains.
L’année
L’urgence actuel pour dépasser le statu quo de nos agglomérations est de commencer sérieusement à réfléchir dans le bon sens d’amélioration urbaine afin de mettre en place une nouvelle politique de gestion de nos milieux urbains, qui anéantira à jamais l’inefficacité, le gaspillage et l’insensibilité aux exigences de nos citoyens et de permettre à nos milieux urbains et ruraux de demain, de se bâtit par une coordination entre politique et techniciens des collectivités locales ainsi que des conseilles et du savoir faire de consultants dans les domaines de l’urbaniste et de l’architecte paysagiste car la mission de cette nouvelle politique, consiste à atteindre un développement harmonieux et durable pour nos agglomérations urbaines et rurales, qui seront accompagné par un développement économique car l’urbanisation doit être intégrée dans le développement durable, tout en plaidant pour une lutte multisectorielle, notamment avec les ministères de l’Habitat, des Transports, des travaux publics, de l’Intérieur et de l’environnement, etc., où le partenariat technique reste encore une notion nouvelle.
Si la “découverte” du concept de la ville moderne en tant qu’entité autonome ayant un rôle prépondérant à jouer dans le développement socioéconomique du pays, a permis à nos responsables concernés de promulguer la loi 06-06 «d’orientation de la ville » du 20 février 2006 et d’étudier le 5 Septembre 2006 la loi sur les espaces verts au conseil des ministres, en se basant sur des textes de loi de
Parce que les rares professionnels engagés au quotidien dans les aménagements paysagers de nos milieux urbains, ont leur désir de voir nos autorités compétentes réagir dans le bon sens pour la réussite d’une nouvelle politique de gestion dans le cadre de la politique de la ville et du développement des espaces verts au sein de nos milieux urbains et ruraux, que notre pays doit savoir promouvoir la réussite de son passage vers la civilisation urbaine, qui ne pourra être atteint que si nos responsables locaux concernées auront le courage de s’appuyer sur leur travail pluridisciplinaire, le partenariat et la participation de la société civile dans le cadre de la gestion des améliorations urbains car la légitimité du savoir-faire de nos spécialistes en aménagements paysagers et des milieux, doit s’appuyer sur la diffusion de cette culture professionnelle faite d’engagement humain et de prise de risques au cœur de réalités difficiles de nos milieux urbains et ruraux car si il nous semble fondamental de réaffirmer l’importance d’une équipe technique de projet adaptée à la dimension des objectifs du projet local et de son contrat en constituant des équipes projet pluridisciplinaires et efficientes, intervenant à plusieurs échelles et intégrant des savoir-faire en aménagement urbain et paysager dotées de moyens équilibrés, il est primordiale pour nos autorités locales de légitimer ces équipes en systématisant les lettres de mission qui définissent le cadre, les objectifs et les moyens de la mission assignée à l’équipe d’aménagements urbains car l’objectif ainsi recherché ne devrait pas être limité à la simple réhabilitation des plans d’urbanisme et d’aménagement mais à insuffler un nouvel état d’esprit chez les consommateurs et gestionnaires des espaces urbains et ruraux, dans le but de prévenir toute urbanisation anarchique et l’aggravation des déséquilibres entre les régions dont l’effet sur le développement cohérent de l’aménagement de nos agglomérations urbaines et rurales serait négatif, si dans cette nouvelle politique, on doit pas prendre en compte notamment la qualité des paysages urbains et ruraux tout en identifiant les éléments à protéger pour des motifs d’ordre touristique, patrimonial, historique ou écologique.
Meziane Abdellah: Architecte paysagiste, diplômé de Versailles.
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